Une santé financière qui en dit long : l’Union Saint-Gilloise a réalisé 42 millions de bénéfices lors de la saison 25/26

Le genre d’information qui peut passer sous les radars mais qui en dit souvent long sur la santé financière d’un club : lors de la saison 25/26, l’Union Saint-Gilloise a réalisé un bénéfice net de 42 millions d’euros.
Cela s’explique par deux choses : d’abord, la participation à la dernière Ligue des Champions, qui a évidemment permis aux Bruxellois de renflouer leurs caisses à coups de primes (32 millions). Puis, et c’est peut-être le plus marquant, par la très bonne gestion du noyau.
Lors de l’été 2025, l’Union a en effet monnayé à prix d’or les héros du titre de la saison précédente : Franjo Ivanovic (23 millions), Noah Sadiki (17), Charles Vanhoutte (6), Koki Machida (4,8), Alessio Castro-Montes (2) sont tous partis, ramenant au passage une grosse cinquantaine de millions. Ajoutez à cela les 14,5 millions d’euros du prêt avec option d’achat et vous obtenez une coquette somme, avoisinant les 65 millions.
Au total, revenus publicitaires, médias et sponsoring compris, l’Union aura généré 123 millions de revenus la saison dernière. C’est plus du double (!) que lors de l’exercice précédent (59 millions) et ça témoigne de l’ampleur prise par le club bruxellois depuis quelques années. Ce n’est pas encore suffisant pour déloger le Club de Bruges, qui avait généré la modique somme de 177 millions en 24/25.
Qu’à cela ne tienne, avec ses 42 millions d’euros, l’Union Saint-Gilloise a réalisé un bénéfice historique et record dans l’histoire du football belge. C’est mieux que les 29 millions générés par Genk après son titre de 2019 ou que Bruges en 24/25 (19,1 millions). Notons que Bruges n’a pas encore communiqué ses chiffres pour la saison dernière et qu’ils devraient, selon toute probabilité, dépasser nettement ces 19,1 millions.
Et derrière, quid d’Anderlecht ou du Standard ? Le bilan est moins idyllique. Les Mauves, dont on ne connaît pas encore la balance financière pour la saison 25/26, ont enregistré 27 millions de pertes en 24/25. Le Standard, privé de compétition européenne depuis bien longtemps, compte ses sous et a subi 9,3 millions de pertes l’an dernier.
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