Pour les démocrates, prochain arrêt la Maison Blanche ? "On a 2 ans pour prouver aux Américains qu’ils ont fait le bon choix"

Une percée historique des démocrates… qui prépare la présidentielle ?
La défaite des républicains est aussi marquée par le renversement de certains États historiquement conservateurs comme le Texas, le Kansas, la Caroline du Sud : "Au Kansas, la dernière fois qu’un démocrate était envoyé au Sénat, c’était en 1932", souligne Stéphanie Quintao. Pour elle, la qualité des candidats démocrates a joué un rôle clé dans le scrutin. Parmi eux, Abdul el-Sayed, un proche de Bernie Sanders, élu dans la nuit premier sénateur musulman des États-Unis, dans le Michigan.
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Pour la vice-présidente des Democrats Abroad Belgium, cette vague bleue est l’occasion pour le camp progressiste de faire leurs preuves, en vue de la présidentielle : "Nous avons maintenant deux ans pour prouver au peuple américain qu’il a fait le bon choix et essayer de les convaincre de voter pour un président démocrate".
Pour l'éditorialiste politique de la RTBF Bertrand Henne, cette victoire représente néanmoins un véritable enjeu stratégique pour les démocrates, qui devront trouver un équilibre entre opposition et collaboration avec Donald Trump et son gouvernement : "Est-ce qu’ils collaborent avec Donald Trump pour faire passer des lois ? Mais alors, ça veut dire qu’ils font aussi un peu réussir Donald Trump. S’ils décident d’être dans un blocage. Et à ce moment-là, ils n’auront rien non plus dans leur escarcelle et on risque de les pointer comme fauteurs de troubles et fauteurs du blocage". Un dilemme pour la nouvelle majorité, élue sur des préoccupations bien concrètes autour du coût de la vie.
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette interview dans le podcast de Matin Première.
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