Nouvelle alerte ce soir à Brussels Airport : un drone à nouveau signalé


Il ne s’agissait donc pas d’une simple fausse alerte. Vendredi soir, un drone a bien été aperçu dans les environs de Brussels Airport, confirme ce samedi Skeyes auprès de HLN. La présence de l’appareil avait provoqué des perturbations du trafic aérien et contraint plusieurs avions à patienter dans le ciel.
« Il y a bel et bien eu un drone qui a été aperçu », confirme Kurt Verwilligen, porte-parole de Skeyes. « Notre superviseur du contrôle aérien dans la tour ainsi que des personnes de la sécurité de l’aéroport de Brussels Airport ont vu le drone. »
En raison de l’obscurité, il n’a pas été possible de déterminer précisément le type d’appareil. Mais le superviseur présent dans la tour a estimé qu’il s’agissait bien d’un drone.
L’endroit inquiète les autorités
C’est surtout l’endroit où le drone a été aperçu qui a inquiété les autorités. L’appareil se trouvait dans une zone considérée comme à risque pour le trafic aérien. Skeyes a donc activé la « Rogue Drone Procedure », une procédure de sécurité mise en place notamment après les importants incidents liés aux drones survenus à l’aéroport de Gatwick, au Royaume-Uni.
« Lorsqu’un drone entre dans une zone dangereuse autour d’une piste, nous fermons cette piste et essayons progressivement de déplacer les opérations vers une autre », explique Kurt Verwilligen.
L’objectif est d’éviter, autant que possible, de paralyser complètement l’aéroport.
Vendredi soir, les avions au départ ont ainsi pu continuer à décoller. En revanche, les appareils qui devaient atterrir sur les pistes 25R ou 19 ont été temporairement placés en attente. Ils ont dû effectuer plusieurs tours au-dessus de l’aéroport avant de pouvoir se poser.
Trois avions déroutés
La première alerte a été donnée vers 21h45. Entre environ 21h50 et 22h10, aucun avion n’a pu atterrir à Brussels Airport. Trois vols ont finalement dû être déroutés : deux vers Ostende et un vers Liège.
Skeyes précise toutefois que la durée exacte de la perturbation peut prêter à confusion. Le déclenchement de la procédure de sécurité et le retour complet à la normale ne se produisent pas nécessairement au même moment. Même une fois le feu vert donné, il faut encore un certain temps pour que le trafic aérien retrouve son rythme habituel.
Qui pilotait ?
Reste désormais une question : qui pilotait ce drone et d’où venait-il ? Pour l’heure, personne ne le sait.
Skeyes précise que ce n’est pas à l’entreprise de mener les recherches pour retrouver le pilote. « Notre tâche se limite à la sécurité du trafic aérien. Nous évaluons si un avion peut atterrir en toute sécurité ou non », précise son porte-parole.
L’identification du drone et de son propriétaire relève, elle, de la police fédérale ou des autres autorités compétentes.
Skeyes insiste enfin sur un point : l’absence de perturbations similaires ces derniers mois ne signifie pas forcément qu’aucun drone n’a été aperçu dans les environs de l’aéroport. C’est surtout sa localisation qui détermine le niveau de danger. Un drone repéré suffisamment loin des zones sensibles ne nécessite pas forcément l’interruption du trafic aérien.
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