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Saturday, September 26, 2026

Un gouvernement péquiste aurait des discussions directes avec les États-Unis

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S’il assure n’avoir eu aucune discussion, même confidentielle, avec des Américains depuis qu’il est chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon convient qu’il n’aura pas le choix de discuter directement avec le gouvernement de Donald Trump s’il est porté au pouvoir le 5 octobre.

« C’est sûr. L’Alberta fait ça, l’Ontario fait ça, l’Île-du-Prince-Édouard fait ça. C’est certain que le Québec va avoir une représentation auprès des Américains sur nos intérêts, puis qu’on va voir à nos moutons », a-t-il lancé samedi en conférence de presse à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Le candidat péquiste au poste de premier ministre a toutefois pris soin de préciser qu’il ne visait pas la conclusion d’un accord commercial parallèle avec le voisin du Sud, comme le souhaite un groupe de pression américain qui serait au cœur des soupçons d’ingérence émis la veille par la cheffe caquiste, Christine Fréchette.

« On n’a pas d’objectifs en ce sens-là, mais on a des objectifs d’avoir des liens diplomatiques à la défense de nos intérêts », a répété M. St-Pierre Plamondon.

À Gatineau, Mme Fréchette a reproché à son opposant péquiste de « jouer le jeu des Américains ».

« Les Québécois doivent prendre en considération ces éléments d’information-là parce que ça nous amène dans un tout autre contexte : si effectivement, il y a un référendum, est-ce que les Américains voudront essayer de profiter de cette opportunité-là ? » s’est-elle interrogée à voix haute.

Milliard ne se rétracte pas

Vendredi, lui et le chef libéral, Charles Milliard, avaient justement eu un échange musclé sur la question de l’ingérence étrangère.

« Depuis un certain temps, [Paul St-Pierre Plamondon] nous dit que, quand il va à l’international, il fait plusieurs rencontres, parfois des rencontres secrètes. Alors est-ce qu’il a rencontré des groupes particuliers aux États-Unis dans les dernières années ? » avait affirmé M. Milliard devant les médias.

Quelques heures plus tard, le chef péquiste lui avait demandé de retirer ses propos. « Je n’ai jamais eu de rencontre politique aux États-Unis avec qui que ce soit, ni jamais voyagé à l’étranger pour rencontrer secrètement des représentants de l’administration américaine », a-t-il écrit sur la plateforme X en accusant le chef libéral de « propager de la désinformation ».

Les interrogations du chef libéral s’expliquent par le fait qu’en janvier, « PSPP » avait défendu son droit de développer des liens dans le reste du Canada, en Europe et même aux États-Unis, où il entendait d’ailleurs se rendre cette année.

Or, en juin, le chef péquiste a indiqué à La Presse avoir « décidé de reporter la tournée après les élections ». « On était quand même dans un dernier sprint de plusieurs annonces et on avait des choix à faire », s’est contenté de dire M. St-Pierre Plamondon, samedi.

Le Parti québécois a-t-il eu des conversations confidentielles avec des gouvernements à l’étranger ? « Oui, mais pas avec les Américains », a répondu le chef du PQ à un membre des médias.

En Outaouais, Charles Milliard a, lui, refusé de retirer ses propos. « Je ne vais jamais regretter de poser des questions dans l’intérêt des Québécois », a-t-il lancé.

Tactiques de « peur »

Paul St-Pierre Plamondon n’est pas surpris des questions posées par ses adversaires directs. Selon lui, « ça se peut qu’on ait d’autres journées d’ici au scrutin où on redouble de créativité pour faire peur aux gens ».

« On invente des histoires qui font drôlement penser au coup de la Brink’s, puis [à] ce genre d’historique qu’on a déjà au Québec », a-t-il lancé samedi.

Aux électeurs encore indécis à un peu plus d’une semaine du scrutin, il rappelle l’avantage de porter au pouvoir un gouvernement majoritaire. « Dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire, pour chacune des promesses comme celle de ce matin, ça dépend du bon vouloir des autres partis », a-t-il dit.

À la veille de l’ouverture du vote par anticipation, PSPP effectuait samedi matin une annonce sur la fraude des aînés. Il s’est engagé à « maintenir le crédit d’impôts pour le soutien des aînés de 2000 $ », en plus d’accentuer la réponse aux gestes frauduleux visant les personnes de l’âge d’or.

Pour mettre fin aux « peines bonbons », il s’engage à « mobiliser le Directeur des poursuites criminelles et pénales pour qu’il négocie et plaide pour des peines plus sévères en la matière ». Il promet aussi de mandater un futur protecteur des aînés d’enquêter sur le phénomène et d’effectuer ses recommandations.

« Je veux le dire très clairement sur ce sujet-là : on va frapper fort », a-t-il dit.

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