51e État : Carney affirme avoir pris les menaces de Trump au sérieux

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Dans la foulée d’un article du New York Times (NYT) affirmant que le gouvernement de Mark Carney s’était préparé au « risque extrême » d’une intervention militaire des États-Unis contre le Canada, le bureau du premier ministre ne nie pas les propos rapportés par le média américain, mais précise que ce n’était pas le scénario privilégié.
Le premier ministre Mark Carney a récemment donné une longue entrevue au quotidien new-yorkais sur les relations entre les deux pays. Il a notamment expliqué la philosophie du Canada visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des États-Unis et révélé que les deux hommes se sont parlé
fréquemment, même depuis l'échec des négociations commerciales le mois dernier
, indique le NYT.
Interrogé sur le fait de savoir s'il prenait au sérieux les menaces de M. Trump de faire du Canada le 51e État américain, M. Carney a laissé entendre qu'il avait soigneusement examiné la possibilité d'une invasion militaire menée par les États-Unis, mais a refusé de discuter en détail de ce que cela impliquait
, peut-on lire dans l’article du NYT.
Je pense que l'on a la responsabilité, dans ces fonctions, d'examiner les risques extrêmes , a déclaré M. Carney au quotidien américain (...) C'est tout simplement de la gestion de risque.
Ce n'est pas le scénario de référence, mais il serait irresponsable de ne pas se préparer.
Questionné par Radio-Canada, le bureau de Mark Carney explique que c’est sa responsabilité en tant que premier ministre de faire évaluer tous les scénarios possibles et qu’il serait irresponsable de ne pas s’y préparer.
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