Tragédie de Wainwright : le feu s’est déclaré sur un champ de tir

L’incendie qui a provoqué la mort de quatre militaires et blessé 39 autres le 17 octobre à Wainwright, en Alberta, s’est déclaré sur un champ de tir automatique de grenades, ont indiqué les Forces armées canadiennes (FAC).
Correction
Le 22 octobre 2026, nous avons modifié cet article pour indiquer que l'incendie a pris son origine sur un champ de tir automatique de grenades.
Le feu se trouvait à l’intérieur d’une zone de danger permanent dont l’accès est restreint et strictement réglementé à cause du risque que représentent des munitions non explosées (UXO) laissées par les tirs.
Cela a empêché les pompiers de la base d’intervenir lorsque l’incendie s’est déclaré. Même si l’exercice avait pris fin, les pompiers n’auraient pas été autorisés à pénétrer dans la zone - des UXO auraient pu exploser sous leurs pas.
L’incendie se trouvait à environ 1 km du site où s'entraînaient les militaires. Ils effectuaient un exercice de tir en binôme, au cours duquel deux soldats s'entraînent à attaquer une cible en se couvrant à tour de rôle.
Bien que l'incendie ait été placé sous surveillance, le vent violent a poussé les flammes très rapidement au-delà des coupe-feu et jusqu'à la zone d'entraînement.
Aucune explosion, avant ou après l’incendie, n’a été confirmée. La brigadière-générale Vanessa Hanrahan, grande prévôt des Forces canadiennes, a également réaffirmé que rien n’indiquait à ce stade l’implication d’infrastructures pétrolières ou gazières dans la tragédie.
Les prochaines étapes
La durée durant laquelle l’incendie a brûlé, ainsi que la façon dont il s’est propagé du champ de tir jusqu’à la zone d'entraînement fait l’objet d’une enquête.
Trois enquêtes sont en cours. L’une est menée par la police militaire, indépendamment des Forces armées. Son rôle est de déterminer si les règles et les procédures en vigueur ont été respectées, ou s'il y a eu négligence.
Une commission d’enquête a aussi été convoquée pour déterminer si les règles et procédures en place sont appropriées.
Une troisième enquête, civile, est menée par le Bureau du médecin légiste en chef. Sa compétence entre en jeu lors de décès inattendus, soudains, violents ou suspects.
Aucune estimation de temps pour les enquêtes n’a été précisée.
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