Budget fédéral : faut-il revoir le statut BIM ?

Les mutuelles estiment que le travail est déjà en grande partie fait aujourd’hui, sur la base des informations portées à leur connaissance. Selon François Perl, conseiller stratégique chez Solidaris : "Les données fiscales dont on dispose ont beaucoup progressé ces dernières années. Pour tout ce qui concerne les biens immobiliers en Belgique, on a des informations. Les biens immobiliers en France aussi. Donc on peut dire que là, le taux d’erreur est relativement faible."
Reste que certains revenus non déclarés échappent au calcul. "Il peut y avoir certains revenus qui peuvent échapper à la question, notamment certains revenus financiers s’ils ne sont pas déclarés. Avec le secret bancaire bien entendu on est un peu coincés," ajoute François Perl. Or, les bénéficiaires de l'intervention majorée sont essentiellement désignés en fonction de leurs revenus (déclarés).
"Il y a toute une série de petites niches sur lesquelles nous nous n’avons pas prise", explique le conseiller stratégique chez Solidaris. "Les situations de certaines sociétés de management, dont les revenus sont très importants mais où le dirigeant d’entreprise se rémunère relativement peu et peut donc de ce fait, sur la base d’un faible salaire, rentrer dans les conditions (d'octroi du statut BIM, ndlr.)".
Pour François Perl, il s'agit de situations à la marge. Situations qu'il qualifie toutefois de fraudes. "Non pas de la fraude de personnes précarisées, mais plutôt la fraude de personnes qui sont relativement aisées et c’est évidemment ça qu’il faut combattre."
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