ESPNConnelly: These top CFB teams should be on upset alert this weekendDaily MaverickI have a picture for you! 26 September-02 OctoberThe Jerusalem PostIsrael needs a thin constitution to bridge its political divide - opinionESPN DeportesQué sigue para Clark y las Fever tras ser eliminadasRTP DesportoCaso Manchester City ameaça investimentos dos EAU no Reino UnidoZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioTagesschauBilger erwartet von der Bahn bis 2029 "spürbare Verbesserung"ConsequenceRancid Announce 30th Anniversary …And Out Come the Wolves Box SetNational Post‘Disgusting’ antisemitic flyers distributed in Belleville weeks after synagogue shootingسكاي نيوز عربيةمقذوف يصيب ناقلة أثناء خروجها من مضيق هرمزColliderThe 10 Most Fun Sci-Fi Movies of All Time, RankedBBC News BrasilDistância entre Lula e Flávio Bolsonaro é de 3 pontos no 1º turno no Agregador de Pesquisas da BBC News Brasil
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 2, 2026

Accusation de viol collectif à l’université Cornell aux Etats-Unis : la culture du silence sur les campus universitaires une nouvelle fois dénoncée

Translate

Elle se fait appeler "Jane Doe" afin de préserver son identité. Le 16 septembre 2026, une jeune femme dépose une plainte au civil affirmant avoir été droguée et violée par sept membres de la fraternité Chi Phi, une organisation d’élèves uniquement masculine, de l’université Cornell dans l’Etat de New-York. Les faits qu’elle dénonce remontent à octobre 2024, alors qu’elle avait 20 ans et était étudiante sur le campus de cette université.

Dans sa plainte, la victime présumée affirme avoir été contrainte d’avaler de grande quantité d’alcool et de drogue par des membres de la fraternité fondée il y a plus de deux siècles, jusqu’à ne plus être capable de donner son consentement, avant d’être agressée sexuellement.

Capture d’écran issue de la plainte de Jane Doe montrant les messages échangés sur Snapchat par des membres de la fraternité Chi Phi, le 20 octobre 2024 © Capture d’écran – Plainte de Jane Doe / SUPREME COURT OF THE STATE OF NEW YORK COUNTY OF NEW YORK

Selon la plainte qui a été rendue publique, les étudiants de la fraternité Chi Phi auraient ensuite utilisé un groupe de discussion sur Snapchat pour encourager d’autres personnes à se joindre à eux. Les viols se seraient enchaînés durant plusieurs heures.

Aucune poursuite pénale

Jane Doe déclare avoir signalé cette agression présumée à l’université de Cornell deux semaines plus tard, mais que les responsables de l’établissement n'ont pas sanctionné les étudiants concernés. Selon les informations de la plainte toujours, certains membres accusés par Jane Doe ont dû rédiger, notamment, à l’époque une dissertation à l’intention de l’université afin "d’atténuer la gravité de leur comportement". Elle précise encore que la section de la fraternité a par la suite été bannie du campus, mais qu’aucune poursuite pénale n'a été engagée contre les étudiants.

Largement relayée et commentée en ligne, la plainte a suscité une avalanche de réactions et de critiques envers l’université et les autorités judiciaires locales. Dans un communiqué, Matthew Van Houten, procureur du comté de Tompkins dont dépend la police d'Ithaca, s’est justifié de n’avoir pas poursuivi les auteurs en 2024 car, selon lui, le témoignage de la victime ne permettait pas alors d’établir une absence de consentement. À la lecture de la nouvelle plainte, le procureur du comté de Tompkins estime cependant devoir rouvrir l’enquête et envisage désormais des poursuites pénales contre les sept hommes.

L’université Cornell a déclaré soutenir la décision de Matthew Van Houten et a rappelé que la fraternité Chi Phi était interdite d’accès au campus depuis 2024. L’université a précisé ne pas avoir uniquement exigé des dissertations, mais que sa propre enquête avait abouti à "toute une série de sanctions, parmi lesquelles des expulsions et des suspensions de Cornell"

Dans le même temps, dans une publication sur Facebook, le département de la police d’Ithaca a partagé sa surprise quant à l’existence de cette affaire, qui ne lui avait pas été rapportée à l’époque, affirme-t-elle.

Depuis, la gouverneure de l’Etat de New York, Kathy Hochul, a annoncé nommer un procureur spécial pour diriger les investigations. Et le choix s’est porté sur Letitia James, la procureur générale de New-York, célèbre pour ses investigations contre Donald Trump ou encore l’ex-gouverneur Andrew Cuomo.

Kathy Hochul a aussi réclamé qu’une enquête indépendante soit menée sur la manière dont l’université Cornell a géré cette affaire d'accusation de viol collectif. 

Une culture du silence dénoncée sur le campus…

Depuis, sur le campus de Cornell, des voix s’élèvent pour exiger de la transparence, plus de responsabilité dans le chef des dirigeants de l’établissement, un renforcement des mesures de prévention des agressions sexuelles et des changements au sein des fraternités et sororités.

"Je vois comment mon affaire s’est déroulée il y a un an et je la compare à celle de Jane Doe il y a deux ans. Je constate que nous avons toutes les deux été traitées exactement de la même manière par notre bureau chargé du Titre IX (service chargé de traiter les cas de discrimination ou de violence sexuelle), sans aucune transparence ni aucune obligation de rendre des comptes, c’était vraiment décourageant", dénonce Jane Wang, une étudiante de deuxième année qui affirme avoir signalé à l’université Cornell avoir été victime d’une agression sexuelle sur le campus. La jeune femme précise avoir échangé des mails concernant le lancement d’une enquête mais n’a obtenu que peu de réponses.

D’autres membres de la communauté universitaire ont, par contre, appelé à ne pas laisser ces allégations définir l’image de l’établissement.

… et en dehors

Mais cette affaire dépasse aujourd’hui les limites du campus de l’université Cornell et prend la tournure d’un scandale national étant donné la publication de la plainte, la nature des faits dénoncés, mais aussi grâce au travail d’étudiantes employées au sein du journal universitaire The Cornell Daily Sun. Durant près de deux ans, comme l’explique CNN, Cereese Qusba et Sophia Dasser ont continué d’investiguer les faits et ont publié les noms des agresseurs présumés dans un édito dénonçant l’opacité de la direction de l’université.

Sur les réseaux sociaux, les critiques s’enchaînent. De nombreuses personnalités appellent, elles aussi, à des changements sur les campus des universités américaines. Dans un post sur son compte Instagram, l’actrice Florence Pugh, a dénoncé des "collèges, des écoles, des universités qui laissent tomber les femmes partout dans le monde. Vous formez des hommes à qui l’on répète sans cesse qu’ils peuvent causer un préjudice extrême sans risquer de subir de représailles".

Réagissant à cette affaire, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, figure montante des démocrates, a dénoncé lors d’un meeting une "culture du viol" dans les établissements d’élite.

Des fraternités déjà critiquées par le passé

Violences, viols, agressions sexuelles : cela fait plusieurs années que des fraternités des campus américains sont critiquées. En 2021, des manifestations secouaient déjà certaines universités aux Etats-Unis. Lors de ces rassemblements, des manifestants dénonçaient des cas d’agressions sexuelles survenues au sein de fraternités d’universités dans l’Illinois et le Massachussetts.

Auparavant, en 2014, la fraternité Epsilon Iota, une confrérie étudiante officieuse de l'université de Washington, a vu certains de ses courriels fuiter. Des messages révélant comment certains membres profitaient de la naïveté d’étudiantes de première année, allant jusqu’à les droguer au GHB, pour ensuite les agresser sexuellement. Là aussi, l’attitude de l’université a été l’objet de critiques.

En 2016, un scandale avait éclaté après la condamnation d’un étudiant à six mois de prison, dont trois fermes, pour un viol commis lors d’une fête de fraternité de l’université de Standford.

View the original on RTBF Info →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.