Mobilisations lycéennes en France: les futurs professeurs de l'Inspé rejoignent le mouvement

Alors que le mouvement des lycéens continue de gagner de nombreux établissements au-delà du secondaire, l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (Inspé) a été bloqué pour la première fois mercredi 7 octobre. Une mobilisation spontanée d'une quinzaine de personnes a finalement attiré plus d'une soixantaine de manifestants.
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Le mouvement de contestation des lycéens français se propage chez les futurs enseignants de l'Hexagone. Devant la façade grise de l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (Inspé) où sont formés les jeunes professeurs, les futurs enseignants sont là pour dénoncer le manque de moyens sur le terrain. « Pas de République sans école publique », scandent certains.
À 22 ans, Timothée est étudiant en master de l'enseignement et déjà stagiaire deux jours par semaine dans un lycée de région parisienne. Au micro de Solène Vankerkhoven, il raconte constater « des classes surchargées, des conditions de travail compliquées, notamment en ce qui concerne le matériel avec des vidéoprojecteurs qui ne fonctionnent pas ».
« Dans mon établissement, nous n'avons qu'une CPE »
« Notre objectif, poursuit-il, c'est de réclamer des conditions de travail décentes pour les professeurs. Et on est bien placés pour le savoir car c'est ce qu'on veut faire. Nous voulons montrer qu'en tant que futurs profs, qui voulons aller à l'école toute notre vie, on se mobilise aussi et on est d'accord avec [les lycéens manifestants, NDLR]. »
Une solidarité assumée face aux difficultés du quotidien. Dans l'établissement où Lucie travaille à mi-temps, le manque de personnel frappe aussi le pôle éducatif. « Dans mon établissement, nous n'avons qu'une CPE [conseillère principale d'éducation, NDLR] pour 720 élèves », raconte-t-elle.
Mais les manques et les coupes se font ressentir partout, constate Aurélie : « Il faut qu'on arrête les fermetures de classes parce qu'on se retrouve avec des professeurs qui sont face à 35 élèves alors qu'en gardant les mêmes postes on pourrait se retrouver avec des enseignants devant 20-25 élèves, ce qui serait le luxe. Mais ça ne devrait même pas en être un. »
Ces étudiants entendent poursuivre leur action et espèrent désormais regrouper les autres antennes parisiennes de l'Inspé.
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