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Tuesday, September 29, 2026

Un Nigérian a dansé plus de sept jours sans s’arrêter pour battre le record du monde

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Ostensiblement épuisé après plus de sept jours de danse sans s’arrêter ou presque pour établir un nouveau record mondial, Benjamin Daniel Gabriel, 32 ans, se balance lentement d’un pied sur l’autre sur une scène installée dans un parc de Lagos, la capitale commerciale et culturelle du Nigeria.

Benjamin, de son nom de scène Ben Dancer, danseur au sein du groupe de Made Kuti et petit-fils de la légende de l’afrobeat Fela Kuti, jette ses dernières forces dans une chorégraphie endiablée sur un titre de makossa d’Awilo Logomba. La petite foule venue l’encourager, enthousiaste, se met à bouger à l’unisson.

Enfin, mardi midi, le danseur s’interrompt après 176 heures, 52 minutes et 59 secondes de performance.

Le record actuel, de 127 heures, avait été établi par la danseuse indienne de 16 ans Srushti Sudhir Jagtap en 2023.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, tenter de battre des records mondiaux est un sport national. Samedi dernier, environ 51 000 personnes se sont rassemblées à Lagos pour battre le record de la plus grande affluence à une projection de film.

L’année dernière, la cheffe Hilda Baci avait battu le record du plus grand riz jollof. Le Guinness World Records a indiqué avoir reçu environ 1500 candidatures en provenance du pays au cours des mois qui ont suivi ce marathon culinaire.

« Changer le monde grâce à la danse »

« La danse est une expérience spirituelle pour lui », explique à l’AFP l’assistante de Ben Dancer, Mercy Idisi, qui note toutefois le « défi mental » posé par « le manque de sommeil ».

Il se prépare depuis quatre ans : séances de musculation, d’endurance, entraînements de résistance à la douleur et d’endurance, ainsi que des exercices de privation de sommeil.

Non loin de la scène, un groupe de supporteurs originaires comme lui de l’État de Bauchi mange du riz jollof et de la salade de chou.

« Nous sommes ici depuis le premier jour », déclare à l’AFP Ibrahim, l’un d’entre eux, qui se dit « tellement fier de lui. »

« Cela signifie que je peux accomplir de grandes choses à partir de rien, et que je peux changer le monde grâce à la danse », a proclamé Ben Dancer à l’AFP une fois descendu de scène.

« Les Nigérians ne sont jamais les derniers dans quoi que ce soit », s’exclame Tunde Onakoya, détenteur du record du plus long marathon d’échecs, venu soutenir Ben Dancer, tout en louant l’esprit « compétitif et audacieux » de ses compatriotes. « Nous aimons nous mesurer au monde pour prouver que nous sommes capables de toutes sortes de prouesses », affirme celui qui a joué sans interruption ni défaite aux échecs pendant soixante heures d’affilée en 2024.

Pour tenir pendant son interminable épreuve, Ben Dancer, qui a commencé la danse à douze ans en autodidacte, s’est contenté de petites portions de nourriture et d’eau de coco.

Chaque heure dansée lui a donné droit à cinq minutes de repos, qu’il a pu cumuler par moments.

En attendant la validation officielle de son record par les autorités du Guinness, Benjamin Daniel Gabriel ambitionne de jouer un rôle d’ambassadeur culturel pour promouvoir la culture et les danses africaines.

« L’idée du record du monde n’a jamais été le record en soi », détaille-t-il. « Il s’agit d’attirer l’attention du monde entier pour que les gens s’intéressent davantage aux danses traditionnelles africaines », a commenté l’athlète avant d’être pris en charge par des médecins qui se chargeront de sa récupération.

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