PunchInfantino hails Flamingos’ historic U-17 World cup triumphCNN TürkYeni Parti'de ön seçim heyecanı! Gözler sandıktaDaily MaverickSOUTH AFRICAN CONNECTION: How an anglophone education in Durban shaped Fernando Pessoa, giant of European literatureThe Jerusalem PostIDF faces severe manpower crisis as recently released reservists called back to duty한겨레11월 9일 한겨레 그림판ColliderTom Hanks’ WWII Thriller Masterpiece Officially Crosses Massive MilestoneZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFSRF NewsParmelin-Nachfolge – Mit Aeschi erhält das Kandidatenfeld klare KonturenNHK 社会山林で女性遺体 女性が相談も警察は意向受け警告行わずWirtualna PolskaPotrzebna natychmiastowa pomoc. Ukraina na krawędzi kryzysuHabertürkValencia 90+6'da attı Boca şampiyon olduESPNMessi makes history as 1st back-to-back MLS Golden Boot winner
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, November 8, 2026

"J’étais fauché" : comment l'un des meilleurs acteurs du monde s'est retrouvé dans une comédie notée 1,3 sur 5 avec Gad Elmaleh et Adam Sandler il y a 14 ans

Translate

En 2011, Al Pacino surprend tout le monde en apparaissant dans une comédie avec Adam Sandler et Gad Elmaleh. Un choix étonnant pour cette légende du cinéma, qui cachait en réalité une situation financière catastrophique…

De Scarface au Parrain, en passant par Heat et Le Temps d’un week-end, Al Pacino a marqué l’histoire du septième art grâce à des performances devenues culte. Pourtant, même les plus grandes légendes d’Hollywood ne sont pas à l’abri des difficultés financières. Et le comédien en a fait l’amère expérience à l’approche de ses 70 ans.

En 2011, il accepte ainsi de jouer son propre rôle dans Jack et Julie, une comédie portée par Adam Sandler, qui incarne à la fois un père de famille et sa sœur jumelle. Au casting figurent également Katie Holmes et Gad Elmaleh. Un projet pour le moins inattendu dans la filmographie de l’interprète de Michael Corleone, d’autant que le long-métrage affiche une note spectateurs de seulement 1,3 sur 5 sur AlloCiné.

Mais pourquoi Al Pacino a-t-il accepté de participer à cette comédie si éloignée de ses rôles habituels ? Dans son autobiographie Sonny Boy, parue en octobre 2024, l’acteur revient sans détour sur les circonstances qui l’ont conduit à prendre cette décision, comme le rappelle The Guardian.

“Je l’ai fait parce que je n’avais rien d’autre”

À l’époque, Al Pacino n’avait plus vraiment le luxe de refuser un rôle bien rémunéré. Après avoir vu sa fortune disparaître, il devait impérativement trouver de nouvelles sources de revenus. La proposition d’Adam Sandler est donc arrivée à un moment particulièrement opportun.

“Jack et Julie a été le premier film que j’ai fait après avoir perdu mon argent. Pour être honnête, je l’ai fait parce que je n’avais rien d’autre. Adam Sandler me voulait, et ils m’ont payé cher pour ça. Alors je suis allé le faire, et ça m’a aidé. J’adore Adam, c’était merveilleux de travailler avec lui et c’est devenu un ami cher. Il se trouve aussi qu’il est un grand acteur et un sacré type.”

Si sa participation était avant tout motivée par des considérations financières, Al Pacino ne garde donc aucune rancœur de cette expérience. Bien au contraire, le tournage lui a permis de nouer une véritable amitié avec Adam Sandler.

Reste à comprendre comment un acteur ayant gagné des dizaines de millions de dollars au cours de sa carrière a pu se retrouver dans une situation aussi délicate.

Sony Pictures Releasing

Une fortune de 50 millions de dollars partie en fumée

Dans ses mémoires, Al Pacino raconte avoir été victime des agissements frauduleux de son comptable, qui gérait également les finances d’autres personnalités. Ce dernier a finalement écopé d’une peine de sept ans et demi de prison dans une affaire de fraude financière de type Ponzi.

Dès 2011, certains éléments auraient dû alerter le comédien. Mais c’est après de coûteuses vacances européennes qu’il prend véritablement conscience de la gravité de sa situation. Sa fortune, autrefois estimée à 50 millions de dollars, a disparu, tandis que les dépenses continuent de s’accumuler.

“Et je me suis dit, c’est simple. C’est clair. J’ai compris. Le temps s’est arrêté. Je suis foutu”, se souvient-il dans son autobiographie, avant de résumer brutalement l’étendue du désastre : “J’étais fauché. J’avais 50 millions de dollars, et puis je n’avais plus rien. J’avais des biens, mais je n’avais pas d’argent.”

À cette mauvaise gestion s’ajoutait un train de vie particulièrement coûteux. L’acteur révèle notamment avoir déboursé des sommes astronomiques pour entretenir des propriétés, dont certaines qu’il n’occupait même pas.

“Le genre d’argent que je dépensais et où il allait n’était qu’un montage fou de pertes. Le paysagiste gagnait 400 000 dollars par an et, je n’exagère pas ces choses. Ça n’a fait que continuer. Remarquez, c’était pour l’aménagement paysager d’une maison dans laquelle je n’habitais même pas.”

Sony Pictures Releasing

Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, percevoir des cachets de plusieurs millions de dollars ne garantit pas nécessairement de conserver une fortune équivalente. Entre les commissions, les impôts et les différents frais professionnels, les revenus réels peuvent être considérablement réduits.

“Dans ce milieu, quand vous gagnez 10 millions de dollars pour un film, ce n’est pas 10 millions de dollars. Parce qu’après les avocats, les agents, le publiciste et le gouvernement, ce ne sont pas 10 millions de dollars, ce sont 4,5 millions de dollars dans votre poche.”

Une réalité qui, associée à des dépenses toujours plus importantes, peut rapidement devenir un piège, même pour une immense star : “Mais vous vivez au-dessus de ça parce que vous êtes riche. Et c’est comme ça que vous perdez. C’est très étrange, la façon dont ça se passe. Plus vous gagnez d’argent, moins vous en avez.”

Une nouvelle manière de gagner sa vie

Pour sortir de cette impasse, Al Pacino ne s’est pas contenté d’enchaîner les tournages. Il a également décidé de tirer profit de sa notoriété en développant une activité à laquelle il s’était déjà essayé, mais jusqu’alors gratuitement : les rencontres avec le public.

“Mes séminaires ont été une autre grande découverte pour moi. Dans le passé, j’allais tout le temps dans les universités et je parlais aux jeunes, juste pour sortir et jouer pour eux, en quelque sorte. Je leur racontais un peu de ma vie et je leur posais des questions. […] Je n’étais pas payé pour ça. Je le faisais, c’est tout. Maintenant que j’étais fauché, je me suis dit : ‘Pourquoi ne pas donner suite à ça ?’ Il y avait plus d’endroits où je pouvais aller pour donner ces séminaires. Pas nécessairement dans les universités. Je savais qu’il y avait un marché plus large pour cela. J’ai donc commencé à voyager. Et j’ai découvert que ça marchait. Le public venait parce que j’avais toujours de la popularité.”

En parallèle, le comédien a dû revoir ses dépenses et vendre l’une de ses deux propriétés pour assainir sa situation. Une période éprouvante qui ne l’a toutefois pas empêché de retrouver, par la suite, des rôles à la hauteur de son immense réputation.

Il a notamment retrouvé les sommets de la gloire avec The Irishman de Martin Scorsese, qui lui a valu une nouvelle nomination aux Oscars, avant de participer à Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino et à House of Gucci de Ridley Scott. Sur le petit écran, il a également tenu l’un des rôles principaux de la série Hunters.

Et à 86 ans, Al Pacino n’a toujours pas l’intention de prendre sa retraite. Après The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt et Dead Man’s Wire, l’acteur poursuit sa carrière avec plusieurs projets, dont Killing Castro et Lear Rex. Il a également été choisi pour recevoir le SAG-AFTRA Life Achievement Award 2026, une distinction saluant l’ensemble de son parcours.

Quant à Jack et Julie, cette comédie qui lui a permis de traverser une période financière particulièrement difficile, elle reste un épisode singulier de sa filmographie. Un choix qu’il assume pleinement, malgré l’accueil désastreux réservé au film.

Le film est disponible sur Sony Pictures Core via Prime Video, ainsi qu’en VOD.

View the original on AlloCiné →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.