L'Iran fait monter la pression et menace les États-Unis d'une reprise des combats

La presse américaine et israélienne évoquent une nouvelle reprise des combats contre l’Iran après les élections américaines du 3 novembre alors que Téhéran fait monter la pression de son côté. Les Gardiens de la Révolution ont menacé d'étendre le conflit aux bases américaines de la région.
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Selon le communiqué des Gardiens de la Révolution, quatre pétroliers ont été visés dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026 dans la région du détroit d’Ormuz alors qu’ils tentaient de traverser le canal par la partie non autorisée par l’Iran, et trois autres ont été touchés par des mines et étaient en feu jeudi matin, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
Ce sont les incidents les plus graves enregistrés depuis plusieurs semaines, alors que les médias et les responsables iraniens font état pratiquement tous les jours d’attaques contre des navires marchands ou des pétroliers.
Un « avertissement sérieux »
L'Iran revendique le contrôle du détroit d'Ormuz, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Le seul moyen de le rouvrir serait que les Américains acceptent les conditions de l’Iran.
« L'armée américaine doit savoir que si cette tendance se poursuit, le conflit s'étendra à ses bases dans la région. Ceci constitue un avertissement sérieux », ont menacé les Gardiens de la Révolution sur leur site Sepah News.
Sur le nucléaire, l'Iran affiche sa fermeté
L’Iran a également durci le ton sur le dossier nucléaire. Alors que le chef de la diplomatie russe était à Téhéran, tout comme le chef d’état major des forces armées pakistanaise, Mohsen Rezaï, qui dirige le conseil suprême de la sécurité nationale, a déclaré que l’Iran refusait d’envoyer ne serait-ce qu’un gramme de son uranium enrichi à l’étranger.
De plus en plus de responsables affirment en effet que l’Iran doit fabriquer l’arme atomique pour se défendre face aux menaces américaines et israéliennes.
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Niveau d'alerte au maximum
Une frappe imputée aux houthis yéménites, alliés de l’Iran, qui depuis plusieurs semaines intensifient leurs attaques contre des aéroports et des infrastructures critiques en Arabie saoudite, a fait deux morts et huit blessés dans l'est du royaume. Face à cette menace et au risque d’escalade imminente avec l’Iran, le niveau d’alerte a été relevé au maximum et il semble toucher depuis mercredi toute la région du Golfe persique.
Le département d’Etat américain a affirmé que son ordre d’évacuation se limitait aux employés non essentiels et à leur famille, de son ambassade à Riyad. Or, des sources diplomatiques régionales rapportent que des rapatriements préventifs et volontaires de proches du personnel sont également en cours aux Emirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar et à Bahreïn.
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Une reprise des bombardements américains et israéliens après les midterms ?
Ces départs coïncident aussi avec des redéploiements de troupes américaines sur des bases clés de la région, une routine, selon le Pentagone. Mais d'après le New York Times, les États Unis et Israël préparent une opération éclair et intensive contre les sites énergétiques et nucléaires iraniens. Des frappes qui pourraient intervenir après les élections américaines de mi-mandat prévues le 3 novembre, selon le quotidien.
L’Iran a menacé en retour de riposter contre les infrastructures énergétiques de la région et d’étendre ses cibles contre des centres data et des câbles internet sous-marins.
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