Le Nobel d’économie décerné aux Américains Michael Woodford et Robert Hall

"Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l'activité économique", a expliqué le jury dans un communiqué. Au lieu de fonder ces modèles sur des relations statistiques entre des variables macroéconomiques telles que l'inflation, la production et la consommation, ils ont choisi de les construire sur des fondements microéconomiques.
Cette approche repose notamment sur la compréhension de la manière dont l'ensemble des ménages et des entreprises, par leurs actions individuelles, influencent l'économie, selon le jury. "Les travaux des lauréats nous ont fourni un fondement théorique solide pour les modèles aujourd'hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier", a salué John Hassler, président du comité du prix en sciences économiques.
"Grâce à ces modèles, nous sommes mieux armés pour faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains dans le niveau de consommation des ménages", a-t-il ajouté.
L'an dernier, la récompense avait été décernée à l'Américano-israélien Joel Mokyr, au Français Philippe Aghion et au Canadien Peter Howitt pour leurs travaux sur l'impact de l'innovation sur la croissance économique.
Contrairement aux autres prix Nobel, cette distinction, officiellement baptisée "Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", ne remonte pas au testament d'Alfred Nobel, mais n'est décernée que depuis 1969.
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