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Tuesday, October 6, 2026

Midterms aux États-Unis: Donald Trump, un soutien de plus en plus encombrant

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À trois semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, certains candidats républicains prennent leurs distances avec le président Donald Trump.

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Sur le site de campagne de Byron Donalds, le bandeau jaune frappé du label « soutenu par le président Trump » a disparu. La photo où il pose avec lui : volatilisée. Au total, relève le Miami Herald, au moins huit mentions du locataire de la Maison Blanche ont été effacées du site de celui qui concourt au poste de gouverneur de Floride.

Le seul endroit où le président apparaît encore, c'est sur une bannière où défilent les différentes personnalités qui soutiennent la candidature de Byron Donalds. Parmi elles, le milliardaire Elon Musk, le sénateur du Texas Ted Cruz, ou encore le fondateur de l'organisation ultra-conservatrice Turning Point USA Charlie Kirk – assassiné en septembre 2025. « Notre site de campagne reflète les principales préoccupations des Floridiens, à savoir le coût de la vie, le prix des assurances et la transparence des services publics », a simplement indiqué le porte-parole de Byron Donalds dans un communiqué.

Il y a encore quelques jours, pourtant, l'élu à la Chambre des représentants revendiquait haut et fort le soutien présidentiel. Mais la course à la succession du gouverneur Ron DeSantis s'est resserrée. Dans les sondages, le républicain ne devance que d'une courte tête son adversaire démocrate David Jolly. Pour espérer l'emporter, Byron Donalds va non seulement devoir convaincre sa base, mais aussi les indépendants. Or, si le soutien de Donald Trump était un argument de poids au moment des primaires du parti, lorsque les candidats s'adressaient à leurs seuls sympathisants – et souvent les plus chevronnés –, il se transforme en véritable boulet à l'approche du scrutin.

Record d'impopularité 

Car le milliardaire bat des records d'impopularité. Il n'enregistre que 37% d'opinions favorables, selon un récent sondage du Wall Street Journal. Du jamais-vu pour un président à ce moment de la campagne pour les midterms depuis 1990, date de l'apparition de ce sondage. La faute à l'inflation galopante, au conflit au Moyen-Orient et à ses conséquences sur les prix des carburants, et à un soutien total à Israël de plus en plus critiqué. 

Byron Donalds n'est d'ailleurs pas le seul candidat du Grand Old Party à prendre ses distances avec le président. Dans le Texas et le Kentucky, deux bastions républicains, certains ont supprimé les références à Donald Trump de leur site de campagne aussitôt après avoir remporté les primaires. D'autres vont même jusqu'à le critiquer ouvertement, en particulier pour sa gestion de la crise iranienne. 

Mi-septembre, Zach Nunn et Mariannette Miller-Meeks, tous deux en lice pour leur réélection comme représentants de l'Iowa, ont ainsi apporté leurs voix à un vote visant à limiter les pouvoirs de guerre de Donald Trump. « Je crois que nous devrions quitter l'Iran, qu'il est temps de passer à autre chose », a de son côté estimé le candidat républicain au poste de gouverneur du Wisconsin, Tom Tiffany. Un avis notamment partagé par Mike Rogers, candidat au Sénat dans le Michigan.

« Un risque calculé »

Face à un président notoirement rancunier et qui place la fidélité au-dessus de tout, un tel manque de loyauté pourrait toutefois coûter cher. « C'est un risque calculé, estime Serge Jaumain, professeur à l'Université libre de Bruxelles. La priorité pour eux est d'être élus. Ils misent sur le fait que Donald Trump va sortir affaibli de ces élections. » D'autant que si le locataire de la Maison Blanche conserve son emprise sur le parti républicain, celle-ci va sans doute s'éroder à l'approche de la présidentielle 2028. « On va commencer à regarder de plus en plus vers son successeur, ce qui va contribuer à réduire son poids dans le parti et de manière globale », poursuit le chercheur.

L'intéressé ne l'entend pas de cette oreille, bien décidé à se poser comme la figure incontournable de ces élections de mi-mandat. « Faites comme si je figurais sur tous les bulletins de vote », avait-il lancé lors d'une convention exceptionnelle du parti à Dallas début septembre. Le voilà lancé dans une tournée de 32 jours à travers les États où le scrutin s'annonce serré. Au menu : l'Oklahoma, l'Alabama, le Nebraska, le Texas, l'Ohio… Des territoires où Donald Trump l'avait largement emporté face à Kamala Harris en 2024, et où il pourrait désormais précipiter la défaite de ceux qu'il vient soutenir.

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