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Tuesday, October 20, 2026

Jean-François Malo en cavale en Martinique | Les procédures d’extradition peuvent continuer, confirme la Cour de cassation

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Jean-François Malo devra bien revenir au Québec pour faire face à la justice. C’est du moins ce qu’a décidé mardi la Cour de cassation à Paris, la plus haute instance judiciaire de France, qui a rejeté son appel contre son extradition.

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Malo a fui le Québec en octobre dernier juste avant de connaître sa sentence de cinq ans de prison pour avoir commandé l’attaque d’un avocat en 2020. Il contestait l’extradition demandée par le Canada depuis son arrestation en pleine cavale en Martinique, en décembre dernier.

Le promoteur en fuite voyageait alors sous une fausse identité vénézuélienne, après une cavale de deux mois et demi, des Antilles au Cambodge, en passant par la Gambie et la Sierra Leone.

En mars dernier, la Cour d’appel de Fort-de-France avait accédé à la demande du Canada d’extrader Malo pour qu’il puisse faire face à la justice. Il a ensuite porté l’affaire devant la Cour de cassation.

Le plus haut tribunal de la république a refusé mardi d’entendre son pourvoi et confirme ainsi que les procédures d’extradition peuvent continuer. « Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu’il n’existe, en l’espèce, aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi. »

L’homme d’affaires refuse de revenir au Québec parce qu’il dit craindre d’être victime d’extorsion de la part de membres des Hells Angels qui l’auraient menacé avant qu’il quitte le pays.

En juin, la Cour d’appel de Fort-de-France l’a libéré pour des raisons de santé, et parce qu’il avait acquis un appartement en Martinique, ce qui renforcerait ses liens avec l’île.

En septembre, La Presse s’est d’ailleurs lancée dans le département antillais sur la trace du promoteur déchu. Nos journalistes l’ont retrouvé un dimanche après-midi à la plage, puis devant son appartement, dans le centre de Fort-de-France.

En entrevue, Malo affirmait qu’il accepterait de revenir au Québec s’il pouvait bénéficier d’une protection policière spéciale. « J’aurais aimé mieux voir ma famille et mes enfants, regardez… Je privilégierais une situation où je pourrais avoir une protection quelconque, que ça soit la GRC, que ce soit la SQ… »

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Jean-François Malo en entrevue avec La Presse, à Fort-de-France

Au téléphone avec un huissier qui avait saisi un de ses bolides de luxe tout juste après sa libération en Martinique en juin dernier, il affirmait pourtant exactement le contraire.

« Là, je suis à la plage, ça va bien la vie. Je retourne plus jamais au Canada. C’est fini. Plus jamais », disait Malo, selon l’enregistrement de la conversation déposé devant le tribunal. « Je suis bien, tabarnak, c’est les Caraïbes ! »

La Cour d’appel du Québec a d’ailleurs rejeté le mois dernier sa demande d’appel sur son verdict de culpabilité. Il assurait alors vouloir porter cette « décision absurde » devant la Cour suprême.

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