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Thursday, September 10, 2026

Élections au Québec : pour ou contre le TGV d’Alto?

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  • Publié à 16 h 54 UTC+2.

    « Au moins » 450 M$ de plus en 4 ans en agriculture, promet le PQ

    Paul St-Pierre Plamondon répondant à une question.

    Paul St-Pierre Plamondon a également l'ambition que 75 % des produits alimentaires dans les institutions publiques proviennent des producteurs locaux.

    Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

    Les dossiers importants pour les agriculteurs – la protection du territoire, la réduction de la « paperasse » et aider la relève agricole – seraient prioritaires dans un gouvernement du Parti québécois, a promis le chef ce matin.

    Pour preuve, PSPP assure que le ministère de l'Agriculture aurait un rôle « majeur » et que sa part du budget passerait de 0,9 % à 1,5 % dans les dix prochaines années (l'UPA demande 2 %), avec « au moins » 450 millions $ de plus en 4 ans.

    L'opération charme a aussi touché leur portefeuille : l'engagement de rembourser les frais encourus par le marché de la tarification du carbone. Il est également nécessaire, selon le chef, d'augmenter la visibilité des produits locaux pour répondre à la demande de la population, ce qui augmentera les recettes des entreprises agricoles du Québec, en encadrant davantage les étiquettes.

    Le Parti québécois propose également une réforme législative pour, d'abord, mieux protéger le territoire agricole et, ensuite, y faciliter les activités secondaires qui ne sont absolument pas nocives pour l'agriculture, comme le tourisme.

    Qui n'aime pas le sirop d'érable? Un gouvernement péquiste « mettrait en production acéricole 50 000 nouveaux hectares d'érablière en forêt publique ».

  • Publié à 16 h 29 UTC+2.

    Duhaime promet à l’UPA de n’ajouter aucune nouvelle réglementation en agriculture

    Éric Duhaime, qui présentera la plateforme du Parti conservateur en matière d'agriculture plus tard dans la campagne, en a tout de même donné un petit aperçu, ce matin, lors de sa rencontre avec l'UPA au siège social du syndicat, passage obligé pour chaque chef de parti en campagne.

    Comme en 2022, M. Duhaime a promis de revoir la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour la rendre plus flexible, notamment pour permettre la construction de maisons bigénérationnelles, et de faire de la transformation alimentaire primaire un service essentiel afin de prévoir un service minimum en cas de conflit de travail et d'éviter que la production des agriculteurs soit perdue.

    Le chef du PCQ a également promis de n'ajouter aucune réglementation supplémentaire en agriculture. L'objectif : donner du répit aux producteurs pour leur permettre de se concentrer sur leur passion. Ce n'est pas normal que vous passiez plus de temps dans votre bureau que dans vos champs, leur a-t-il accordé.

    Au contraire, M. Duhaime a promis, s'il est élu, de diminuer la paperasse d'au moins 30 % sur cinq ans, voire davantage s'il en est capable.

  • Publié à 16 h 27 UTC+2.

    Christine Fréchette a été pressée de questions jeudi matin concernant son allégeance personnelle dans l'éventualité où un référendum était tenu sur la souveraineté du Québec.

    Quelques journalistes ont tenté de la faire sortir de la sempiternelle cassette caquiste qui joue en boucle depuis la fondation du parti : Les Québécois n'en veulent pas de référendum! Une sorte de tir groupé auquel elle a répondu de façon ferme :

    Ma position personnelle n'a pas d'importance.

    C'est un processus qui a toute sa légitimité. Et ce serait viable comme processus, a-t-elle concédé. Mais c'est le pire des moments pour imaginer démarrer cette démarche. On est au milieu d'une guerre tarifaire [...] On va se concentrer là-dessus.

    La cheffe caquiste a ensuite fait quelque chose qu'elle fait rarement : rappeler son passé dans un cabinet péquiste, de 2012 à 2014, sous Jean-François Lisée, alors ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur.

    Je le sais, j'ai déjà été dans un cabinet souverainiste où l'essentiel des décisions était analysé sous l'angle : "est-ce que ça va aider ou non le référendum?" En ce moment, ce n'est pas ça la grille d'analyse qui devrait nous guider dans les décisions.

    Vous ne pensez pas que c'est important que les Québécois sachent où loge la peut-être future première ministre? a encore tenté un journaliste.

    Non. Non, parce qu'on n'en veut pas de référendum. À partir de là...

    ... C'est la cassette qui reprend.

  • Publié à 16 h 07 UTC+2.

    Duhaime « contre toute forme de TGV »

    Après Christine Fréchette, c'était au tour d'Éric Duhaime, ce matin, de rencontrer l'UPA au siège du syndicat agricole, à Longueuil. M. Duhaime, à cette occasion, s'est dit totalement contre toute forme de TGV, faisant référence au projet d'Alto, qui planifie de relier Toronto à Québec en passant notamment par Ottawa, Laval, Montréal et Trois-Rivières.

    La position du PCQ dans ce dossier était connue, mais son chef a précisé ce matin qu'il serait prêt à collaborer avec les autres formations politiques qui s'opposent au projet, comme le Parti québécois, dans la mesure où, si la tendance se maintient, le prochain gouvernement sera minoritaire.

    M. Duhaime justifie sa position par les objections soulevées par les agriculteurs, qui craignent de voir le TGV couper leurs terres en deux, mais aussi et surtout par les sommes que l'État devra débourser pour ce qu'il a qualifié d'éléphant blanc.

    Ça va coûter une fortune aux contribuables, a-t-il souligné, invitant ses interlocuteurs, qui préparent une manifestation pour faire entendre leur opposition à ce projet, à ne pas sous-estimer l'impact d'un tel argument dans la population en général.

  • Publié à 15 h 36 UTC+2.

    Guy Nadeau, conjoint et « conseiller de l’ombre » de Christine Fréchette

    Il sourit devant la caméra.

    Guy Nadeau, vice-président de Desjardins Entreprises et mari de Christine Fréchette.

    Photo : Radio-Canada / Jade Maindron

    Lorsque les lumières se ferment, c'est lui qui chuchote à l'oreille de la première ministre du Québec. Guy Nadeau a pris une année sabbatique pour faire campagne avec sa conjointe, Christine Fréchette. Cet homme d'affaires, qui travaille chez Desjardins, accompagne la cheffe de la CAQ dans l'autocar de tournée du parti. Il a son siège à lui, mais s'immisce au minimum dans la campagne caquiste. Le jour du moins.

    Une fois la journée terminée, cela dit, il n'hésite pas à débattre avec sa conjointe des meilleures stratégies à appliquer, sans pour autant revenir sur les politiques publiques que propose la CAQ, avec lesquelles il se dit 100 % d'accord.

    Guy Nadeau a accordé hier sa première entrevue complète à l'émission montréalaise Tout un matin, qui l'a diffusée plus tôt aujourd'hui. On y apprend notamment que cet ancien conseiller municipal de Rosemère fait du porte-à-porte pour sa conjointe dans Trois-Rivières, où elle se présente. Il raconte aussi comment le couple s'est rencontré, il y a quelques années, à Montréal.

  • Publié à 15 h 35 UTC+2.

    Christine Fréchette s’affiche avec Olivier Primeau, son « envoyé spécial »

    La cheffe de la Coalition avenir Québec était entourée de nombreux candidats pendant son point de presse dans Chauveau jeudi matin, mais c'est un invité en particulier qui a retenu l'attention : l'entrepreneur et influenceur Olivier Primeau.

    Christine Fréchette l'a elle-même mandaté pour visiter les PME du Québec, y prendre le pouls des électeurs et conseiller la CAQ. Elle a pris le soin de le présenter, après avoir nommé tous les candidats derrière elle par leurs prénoms, en le qualifiant d'envoyé spécial auprès des PME.

    Je suis super content que la première ministre m'ait confié ce mandat, a affirmé Olivier Primeau, précisant ne pas faire de cas d'être le seul non-candidat parmi tout le groupe. Mon minibus m'attend!

    Il commence sa tournée aujourd'hui même, on inaugure le tout, a claironné Mme Fréchette, avant d'être questionnée sur l'éthique de la démarche, étant donné le statut de lobbyiste de M. Primeau, modifié in extremis avant le début de son mandat de conseiller auprès de la CAQ.

    Elle a indiqué qu'elle n'avait pas sollicité l'avis de la commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale quant à l'implication de l'entrepreneur dans sa campagne électorale.

    Olivier Primeau est propriétaire du Beachclub de Pointe-Calumet et de l’entreprise de boissons alcoolisées Beach Day Every Day, mais aussi du tiers des réserves d’eau souterraine sous permis de captage au Québec. Il était inscrit au registre des lobbyistes jusqu'au 21 août dernier. Son mandat consistait à présenter au gouvernement un partenariat stratégique au gouvernement du Québec pour valoriser l’utilisation et la protection des eaux souterraines.

  • Publié à 15 h 21 UTC+2.

    Tarifs et IA : Fréchette veut aider les entreprises à « se réinventer »

    La cheffe caquiste était à Stoneham-et-Tewkesbury, dans Chauveau, jeudi matin pour expliquer comment elle compte mieux accompagner les travailleurs et les entreprises à travers les grandes transformations qui secouent l'économie du Québec, notamment la guerre tarifaire et l'avènement de l'intelligence artificielle.

    Ça va à vitesse grand V. On vit carrément une révolution technologique. C'est une sorte de nouvelle révolution industrielle. Et ça n'a rien à voir avec celle qu'on a connue antérieurement. Ce n'est pas juste les emplois manuels.

    Il y a aussi la guerre tarifaire qui vient bousculer nos façons de faire, a ajouté Mme Fréchette. Les entreprises doivent se réinventer.

    Mme Fréchette a décliné son plan en quatre mesures :

    1. Investir 400 millions sur quatre ans pour bonifier le Programme de formation courte durée afin de former environ 25 000 personnes en fonction des besoins réels sur le marché du travail;
    2. Solliciter l’Institut de la statistique du Québec pour assurer un suivi continu de l’évolution des métiers et aider le gouvernement à mieux répondre aux besoins;
    3. Mieux arrimer le Programme de sélection des travailleurs qualifiés pour choisir des travailleurs étrangers dont les compétences sont recherchées par les entreprises stratégiques d'ici, comme dans le secteur de la Défense;
    4. Modifier l’application de la loi du 1 %, qui oblige les employeurs dont la masse salariale est supérieure à 2 millions à investir dans le développement des compétences, pour miser davantage sur des domaines d'avenir, par exemple l’intelligence artificielle.
  • Publié à 14 h 19 UTC+2.

    VIDÉO | Cinq chefs, une élection : on résume les faits saillants

    Les chefs des cinq principaux partis politiques québécois ont tour à tour présenté leur vision pour l’avenir de la province en répondant aux questions de nos journalistes mercredi soir à l’émission Cinq chefs, une élection.

    Julie-Anne Lapointe revient sur les moments forts de la soirée.

    4:41

  • Publié à 13 h 52 UTC+2.

    L’avenir de la culture québécoise débattu

    Des personnes écoutent des gens assis sur scène.

    Le débat s'est déroulé dans un amphithéâtre du campus de HEC Montréal situé dans le centre-ville.

    Photo : Daphnée Bouchard

    Budgets, futur de l’audiovisuel, sorties culturelles scolaires, filet social… le débat sur l’avenir de la culture a vu mercredi quatre candidats des principaux partis prendre position sur les grands enjeux qui mobilisent le milieu culturel à quelques semaines des élections provinciales.

    C’est à HEC Montréal, dans une salle de 300 places comble, que Benoit Clermont (Parti libéral du Québec), Catherine Gentilcore (Parti québécois), Christine Maestracci (Coalition avenir Québec) et Sol Zanetti (Québec solidaire) ont pris part à ce débat animé par l’ex-présentatrice de l’émission L’épicerie Johane Despins.

    Notre compte rendu ici.

  • Publié à 13 h 35 UTC+2.

    À la recherche du Québec | Les géants aux pieds d’argile

    Un homme chauve devant un cadre qui dit « Aucun geste de violence physique ou verbale ne sera toléré. Ici on s'aime et on se respecte ! ».

    « Tout roule autour de l’usine. Il y a les "boss" et il y a la classe ouvrière. Quand t’es un homme, t’as pas le temps de te plaindre, t’as pas le droit de pleurer. Tu ne peux pas dissimuler ton désespoir dans une foule. Il n’y a pas de foule. Tout le monde se connaît. Tout le monde connaît ton père, ta mère ». « C’est une société oligarchique ».

    Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

    C’est connu : les usines ont le cœur froid. En Abitibi-Témiscamingue, vivre sa vie d’homme n’est pas ce qu’il y a de plus facile.

    Cette région affiche depuis plusieurs années un taux de suicide nettement supérieur à celui de l’ensemble du Québec. En 2023, le taux québécois était de 11,9 suicides pour 100 000 habitants, contre 22,4 en Abitibi-Témiscamingue. Presque le double. La vaste majorité de ces suicides sont commis par des hommes.

    Ce texte est le cinquième de notre série À la recherche du Québec.

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