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Thursday, October 1, 2026

Plaques d’immatriculation, facture de téléphone, tarif d’électricité et de gaz, dentiste… Voici tout ce qui change ce 1er octobre

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Les tarifs sociaux du quatrième trimestre, qui sont en vigueur à partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année, augmentent de 11,4 % pour le gaz et la chaleur. Concernant l’électricité, ces prix grimpent en moyenne de 7 % pour les tarifs bihoraire nuit et exclusif nuit, a indiqué la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg).

Ces deux tarifs ont dû être plafonnés pour ne pas dépasser les 10 % de hausse. Compte tenu de la hausse des cotations sur les marchés de gros, ils auraient sinon augmenté de 15,1 % et 17,4 %. Pour la chaleur et le gaz naturel, sans plafonnement, les tarifs auraient enregistré un bond de 43,7 % par rapport au troisième trimestre, et même de 61,2 % par rapport à la moyenne des quatre trimestres précédents.

Les tarifs sociaux sont fixés chaque trimestre et publiés par la Creg sur son site web ainsi qu’au Moniteur belge. Ils n’incluent ni les frais fixes, ni les frais d’abonnement.

Le statut d’étudiant-indépendant devient plus accessible

Le statut d’étudiant-indépendant est réformé afin de le rendre plus accessible, grâce à l’assouplissement de plusieurs règles. Le statut a été créé en 2017 pour stimuler l’entrepreneuriat indépendant auprès des jeunes. Il permet à ces étudiants-indépendants de bénéficier de cotisations sociales réduites pour autant que leurs revenus restent sous un certain seuil.

Avec la réforme, la ministre des Indépendants et des PME Eléonore Simonet veut « dépoussiérer » le statut et « le rendre plus flexible », afin d’encourager l’entrepreneuriat chez les étudiants. « Certaines démarches administratives étaient lourdes et inutiles », considère-t-elle.

La réforme supprime notamment l’âge limite de 25 ans. Désormais, ces étudiants « plus âgés » qui bénéficient du statut et qui poursuivent leurs études pourront le conserver s’ils remplissent sans interruption l’ensemble des conditions d’octroi.

Plusieurs obligations administratives sont par ailleurs supprimées, dont la déclaration que l’étudiant suivra régulièrement les cours. Selon les données de l’Inasti (Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants), le nombre de jeunes bénéficiant du statut d’étudiant-indépendant en Belgique a atteint un niveau record de 9.155 personnes en 2025. Après un recul ces dernières années, une hausse de 5 % a été constatée entre 2024 et 2025. Trois quarts d’entre eux sont actifs en Flandre.

Le précédent record était de 9.114 personnes sous ce statut en 2021.

Mesures d’urgence pour lutter contre la surpopulation carcérale

Des mesures d’urgence pour s’attaquer à la surpopulation dans les prisons entrent en vigueur. Proposées par la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), elles englobent par exemple l’attribution automatique d’un bracelet électronique à certaines catégories de condamnés.

Pour lutter contre le problème des nombreux détenus qui dorment à même le sol dans les prisons belges, les prisonniers condamnés à une peine allant jusqu’à 18 mois bénéficient automatiquement d’un bracelet électronique jusqu’à la fin de l’année 2028. Les catégories présentant un risque accru sont exclues de cette mesure. Chaque dossier est soumis pour contrôle à un juge ou un tribunal de l’application des peines, mais ce contrôle n’a lieu qu’a posteriori.

Le plan prévoit également un éloignement accéléré des condamnés sans droit de séjour en Belgique. Le délai de l’éloignement sans l’intervention du juge de l’application des peines est porté à 12 mois avant la fin de la peine. Un régime d’urgence temporaire est prévu pour les condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans, qui peuvent désormais être éloignés après l’exécution d’un tiers de la peine.

La libération anticipée pour cause de surpopulation est par ailleurs prolongée jusqu’à fin 2027, mais limitée aux condamnés dont le total des peines n’excède pas trois ans. La ministre Verlinden, tout comme les syndicats, avaient plaidé pour une extension de la libération anticipée pour les condamnés de longue durée jusqu’à 12 mois avant la fin de la peine, mais les partenaires de coalition n’y étaient pas favorables.

Les tribunaux de l’application des peines ont déjà partagé leurs inquiétudes face au projet de loi, évoquant « une atteinte inédite à leur indépendance » et au principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs.

Un tarif de rotation sur les bornes de recharge à Bruxelles

Un nouveau système de tarification pour l’utilisation de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques, dit « de rotation », est mis en place dans les 19 communes de la Région bruxelloise. L’objectif est d’éviter le phénomène des « voitures ventouses », qui restent raccordées à une borne des heures durant.

Le stationnement reste bien gratuit pendant toute la durée de la recharge effective, mais toute voiture qui dépasse les six heures à une borne est ensuite soumise à un tarif de rotation de 0,06 euro par minute. Il est uniquement d’application de 9h00 à 22h00 « afin de ne pas pénaliser la recharge nocturne des riverains », pointe l’administration bruxelloise.

D’autres villes belges, comme Anvers ou Gand, ont déjà mis en place un dispositif similaire.

Les dentistes devront vérifier l’identité des patients

Les dentistes doivent désormais obligatoirement vérifier l’identité de leurs patients pour appliquer le régime du tiers payant électronique, a indiqué l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Ce système permet au patient de ne payer sur place que sa quote-part personnelle, sa mutualité versant alors directement au praticien le montant restant remboursé par la Sécurité sociale.

Les patients sont dès lors vivement invités à avoir leur carte d’identité avec eux lors de leur visite chez le dentiste. « Cela présente en effet plusieurs avantages », selon l’organisme fédéral. « Cela simplifie la facturation du dentiste et prévient les erreurs, le patient est correctement identifié et, en ayant accès aux informations relatives au traitement, le dentiste peut lui garantir des soins de qualité. Enfin, le patient peut bénéficier du tiers payant qui lui évite d’avancer une partie des frais et de devoir ensuite en demander le remboursement à la mutualité », détaille l’institut.

Pour les adultes, il s’agit de la carte d’identité électronique belge (eID) ou de la carte d’identité électronique pour étrangers. Pour les enfants, la présentation de la Kids-ID ou de la carte ISI+ est requise. Si la personne ne dispose pas de sa carte d’identité au moment de la consultation, le spécialiste peut tout de même vérifier son identité par d’autres moyens, par exemple à l’aide d’une vignette de la mutualité.

Les infirmiers et les hôpitaux sont tenus depuis longtemps de vérifier l’identité de leurs patients lorsqu’ils recourent au tiers-payant.

Le médicament Alyftrek contre la mucoviscidose désormais remboursé

Le médicament Alyftrek est dorénavant remboursé pour les patients atteints de mucoviscidose âgés de six ans au moins. Pour la première fois, les personnes présentant des mutations génétiques rares de la maladie bénéficieront de la même couverture.

La mucoviscidose est une pathologie lourde qui a un impact majeur sur la qualité de vie des malades. D’origine génétique, elle est due à un gène (CFTR) défectueux, qui peut mener à l’obstruction des voies et canaux digestifs (intestin, pancréas, foie), provoquant des troubles intestinaux et hépatiques. Près de 1.400 personnes en souffrent en Belgique.

Alyftrek fait partie des modulateurs du CFTR, des médicaments qui agissent directement sur la protéine défectueuse à l’origine de l’affection. Il comprend trois principes actifs et s’administre une seule fois par jour, contre deux fois pour le combiné actuellement préconisé Kaftrio-Kalydeco. Il ressort des études disponibles qu’Alyftrek maintient la fonction pulmonaire et la qualité de vie aussi bien que le traitement actuel.

Ce médicament est dorénavant remboursé pour les malades âgés d’au moins six ans, porteurs de la mutation fréquente F508del, ainsi que pour ceux présentant certaines mutations rares. La prise en charge de la combinaison Kaftrio-Kalydeco, ainsi que celle des modulateurs CFTR plus anciens (Orkambi, Symkevi et Kalydeco), sera maintenue dans le respect des conditions prévues.

Pour les patients concernés par des mutations rares, un traitement d’essai de 12 semaines sera mis en place. Durant cette période, les médecins évalueront si l’administration du médicament apporte effectivement une amélioration clinique.

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