«Il y a du racisme ici»: en Israël, la minorité arabe espère peser dans les législatives

À deux jours des élections législatives de mardi 27 octobre, les membres de la minorité arabe d’Israël tentent de motiver leur communauté et de peser dans les résultats. Représentant 20 % de la population, ces descendants de Palestiniens qui n’ont pas été expulsés du territoire en 1948 possèdent la citoyenneté israélienne, mais dénoncent des discriminations après quatre années d’un gouvernement de droite et d’extrême droite.
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Avec nos envoyés spéciaux à Acre, Nicolas Falez et Nicolas Benita
Située dans le nord d’Israël, cette ville côtière s’appelle Akka en arabe, Akko en hébreu, Acre ou bien Saint-Jean d’Acre en français. Dans la vieille ville, un groupe de jeunes garçons et filles de la minorité arabe d’Israël distribue des tracts, encourageant les membres de leur communauté à voter.
« Je crois que nous devrions tous voter maintenant, c’est ce qui nous donne du pouvoir », dit en anglais Nashwa, étudiante de 27 ans.
« Il y a du racisme ici, les choses empirent, poursuit Maz, 21 ans. On constate que le pourcentage des gens qui refusent de voter diminue, les gens disent "on va voter" », dit-il en arborant un t-shirt noir qui affiche un slogan en arabe appelant à la participation.
Le mur derrière lui est en partie couvert par deux affiches, une verte, une bleue : ce sont les listes des partis arabes qui présentent des candidats aux élections de mardi prochain.
Le soir tombé, des jeunes engagent la conversation avec Abdu Matta, une figure de la vie locale. Ce musicien et guide touristique a toujours voté aux élections israéliennes : « Toutes les élections sont particulières, mais celles-ci sont cruciales. Si nous obtenons 14 ou 15 sièges à la Knesset… aucune loi ne sera adoptée sans les votes des députés arabes », veut croire le quinquagénaire.
Même si les partis politiques arabes progressent en nombre de sièges dans le prochain parlement israélien, rien ne dit qu’ils seront accueillis comme des partenaires de coalition par les autres formations politiques.
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