ESPNRays hold off Yankees to take 2-0 series leadESPN DeportesAsí vivimos Juego 2 de White Sox vs Guardians en Serie DivisionalThe Jerusalem PostCuba says US contacts fall short of formal talks as Trump pressure mountsInquirer3 new frogs discovered in Mindanao, Visayas after 100 years한겨레국방부 “궁극적 병역특례 감면 폐지 추진…일부 스포츠계 언행 굉장히 유감”DeadlineJim Bakker Dies: Televangelist Was 86النهاراحتجاجات الطلاب تهز فرنسا... من أزمة تعليم إلى معركة رئاسية؟ZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioNew Straits TimesChow: US visit brings positive outlook for Penang investmentLa TerceraNicolás Córdova rompe el silencio tras la polémica salida de Núñez de la Roja: “Me enteré cuando iba al entrenamiento”سكاي نيوز عربيةنجل مادورو يكشف تدهور صحة زوجة والده في السجنSBS 뉴스"공소청·중수청, 국민의 역사적 결단…엄정 수사해야"
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, October 6, 2026

Le PLQ fait des gains, Milliard élu

Translate

À défaut de former le gouvernement, le Parti libéral du Québec (PLQ) a réussi à faire des gains notables, en plus de faire élire son nouveau chef, Charles Milliard, dans la circonscription d’Orford.

Au moment où ces lignes étaient écrites, le PLQ était en avance dans 35 circonscriptions, soit 17 de plus qu’à la dissolution du Parlement (18).

Le premier candidat libéral déclaré élu de la soirée a été Marc Tanguay, dans LaFontaine. Une victoire sans surprise pour ce vétéran élu sans interruption depuis 2012.

Quant au chef du parti, Charles Milliard, il a été élu dans la circonscription d’Orford. Le libéral était menacé par le péquiste Jocelyn Caron, un proche de Paul St-Pierre Plamondon qui a rédigé le livre bleu sur le projet d’indépendance du Parti québécois (PQ).

En 2022, le PLQ n’avait fait élire que 21 députés, soit 10 de moins que lors du scrutin de 2018. La vague caquiste l’avait de plus cantonné à la métropole avec une seule circonscription à l’extérieur de la grande région de Montréal : Pontiac, en Outaouais.

Pour ce parti autrefois dominant, ces élections marquent donc une nouvelle étape dans une sorte de renaissance, tant les dernières années ont été laborieuses. Ainsi, depuis la débandade de 2022, la vie du PLQ a été marquée par deux courses à la chefferie, les controverses ayant mené au départ de Pablo Rodriguez et l’entrée en scène d’un nouveau chef, Charles Milliard, peu connu des électeurs.

« On en a fait, du chemin, dans les six derniers mois, puis, même dans mon cas, dans les deux dernières années », notait-il dimanche, lors de son dernier arrêt de la campagne, à Cowansville.

Les attentes du parti semblaient toutefois modérées pour les élections, même si Charles Milliard répétait ces derniers jours que les sondages sous-estimaient le vote libéral.

Pour sa soirée électorale, le parti avait opté pour la modestie. Le restaurant de Magog choisi pouvait accueillir au maximum 150 personnes (médias, personnel politique et sécurité compris), et de nombreux députés élus du parti passaient la soirée ailleurs, notamment à Montréal.

Sortir de Montréal

Pour les libéraux, une victoire digne de ce nom passait nécessairement par des gains à l’extérieur de Montréal et dans des circonscriptions à majorité francophone.

Le parti partait avec une base de 16 victoires quasi assurées, la plupart dans l’ouest de la métropole.

La campagne s’étant nettement mieux déroulée que celle de Dominique Anglade en 2022, le PLQ pouvait en outre espérer des victoires relativement faciles à Laval (cinq circonscriptions), dans l’ouest de la Montérégie et en Outaouais.

Si l’on inclut ces gains attendus, le PLQ pouvait espérer obtenir facilement une trentaine de sièges, soit une dizaine de plus que ce qu’il avait obtenu en 2022.

Plusieurs luttes serrées

Le cas de l’Estrie s’est révélé plus complexe. Pour les libéraux, la relance du parti devait nécessairement passer par les Cantons-de-l’Est, où les victoires ont presque toujours été faciles avant l’entrée en scène de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018. Jean Charest a en outre représenté la circonscription de Sherbrooke de 1998 à 2012. Or, jusqu’à la toute fin de la campagne, même la victoire du chef dans Orford semblait incertaine. Sa caravane est d’ailleurs venue visiter la région à répétition durant la campagne.

À l’inverse, M. Milliard et son équipe ont fait l’impasse sur presque tout l’est du Québec durant la campagne. À l’exception d’un arrêt à Rivière-du-Loup, ils ne se sont jamais rendus en Gaspésie ni sur la Côte-Nord.

Une campagne « raisonnable »

Charles Milliard a fait campagne autour essentiellement de deux thèmes : l’opposition au référendum et la préservation des services publics.

Situé un peu plus à gauche que ses prédécesseurs, il a répété pendant toute la campagne ne pas vouloir « jouer dans le même film » qu’Éric Duhaime et les autres partis qui migrent de plus en plus vers la droite.

Se décrivant lui-même comme le joueur « raisonnable » de la course, il s’est tenu loin des sujets clivants, refusant même de s’engager à modifier les lois adoptées par la CAQ sur la laïcité de peur d’attiser les tensions. « Il faut tasser la marmite du poêle », avait-il dit à cet égard.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.