Un jour, une carte : quand les trumpistes ont littéralement détruit le monde d’Eisenhower

Dwight Eisenhower a été élu sous l’étiquette républicaine, le même parti que celui de Donald Trump et de Pete Hegseth. Pourtant bien des choses les opposent. Eisenhower était connu pour son sens de la diplomatie, champion pour éviter les divisions et suffisamment prudent et humble pour écouter les spécialistes météo et décider de retarder la date du débarquement.
Hegseth, lui, porte une croix tatouée sur son bras, symbole de son attachement aux croisades contre "les ennemis de l’Amérique" que sont pour lui les musulmans. Il n’hésite d’ailleurs pas à faire le parallèle entre les guerres au Moyen-Orient et les croisades médiévales.
Ce globe brisé au Pentagone c’est comme une parabole : celle d’une Amérique trumpienne qui piétine celle d’Eisenhower, celle de la lutte contre le nazisme et celle de l’après-guerre. Car Eisenhower président, c’est un pays défenseur des démocraties européennes face au danger que faisait planer Moscou et soucieux d’incarner les valeurs de liberté. Sur le plan intérieur, Eisenhower est le président qui promulgue le Civil Rights Act, qui marque un premier pas vers l’interdiction de la ségrégation qui sévissait dans les États du Sud.
Le républicain Eisenhower n’a décidément pas grand-chose à voir avec les républicains Trump et Hegseth. Laisser tomber ce globe terrestre des années 1930, résolument un acte manqué.
► Écoutez la chronique Un jour, une carte, dans le podcast du Monde en direct ci-dessus.
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