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Friday, October 23, 2026

La Ville de Laval commande une étude sur le prolongement de la ligne orange

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Laval tient mordicus au prolongement du métro sur son territoire. Dans l’espoir de faire avancer le dossier, la Ville vient d’octroyer un contrat de 287 000 dollars à la firme Systra Canada afin d’examiner de plus près les projections en développement immobilier et les estimations d’achalandage pour le prolongement de la branche ouest de la ligne orange du métro.

Alors qu’un nouveau gouvernement vient de s’installer à Québec, la Ville de Laval a voulu « prendre les devants » en commandant cette étude qui permettra d’évaluer les retombées potentielles d’un prolongement du métro sur les déplacements et sur le développement résidentiel, commercial et institutionnel. Elle chiffrera non seulement l’achalandage anticipé, mais également les retombées fiscales potentielles.

Le projet examiné par la Ville comporte cinq nouvelles stations sur le territoire lavallois, dont deux seraient dans l’axe de la branche est de la ligne orange qui, à l’heure actuelle, se rend jusqu’à la station Montmorency. Les deux branches se croiseraient à la station identifiée sous le nom de Saint-Martin. Le projet nécessiterait la construction de la station Bois-Franc sur le territoire montréalais.

L’étude confiée à Systra vise à examiner le potentiel de ce projet sur 30 ans. Laval, qui compte près de 460 000 habitants, poursuit sa croissance démographique, souligne la Ville dans le document soumis au conseil municipal le 6 octobre dernier. « Si les habitudes de déplacement demeurent inchangées et que la part des déplacements effectués en automobile se maintient au niveau actuel, plus de 200 000 déplacements automobiles additionnels pourraient être générés annuellement par les Lavallois [à l’horizon de 2050] », fait valoir la Ville.

La Ville de Laval indique que cette analyse sera complémentaire à celle qu’a lancée l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et qui doit être dévoilée sous peu.

En mars 2025, la Ville s’était entendue avec six grands propriétaires fonciers, soit Cadillac Fairview, Cominar, SmartCentres, Jadco, Choice Properties et Harden, afin que ceux-ci acceptent d’intégrer un édicule de métro sur leur propriété sans engendrer de frais d’acquisition ou d’expropriation pour la Ville. L’administration du maire Stéphane Boyer estime à un milliard de dollars l’économie qui pourrait être réalisée sur l’ensemble du projet de prolongement avec cette entente.

À l’instar de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, Stéphane Boyer avait réclamé au printemps dernier que le tunnelier utilisé pour le prolongement de la ligne bleue soit conservé après 2028 afin de réaliser d’autres projets de métro, dont le prolongement à Laval. Il est toutefois prévu que le tunnelier baptisé Lisette, qui appartient au consortium Mobilité Bleu Horizon, soit démantelé pour être réexpédié en Allemagne.

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