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Friday, September 18, 2026

Indonésie: le défrichement par brûlis est du «terrorisme écologique» selon le président Prabowo Subianto

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En Indonésie, les feux en cours sur l'île de Bornéo sont au centre de l'attention des autorités. Alors que l'Indonésie peine à maîtriser les incendies depuis des semaines, le président Prabowo Subianto a notamment appelé à des sanctions à l'encontre du défrichement par brûlis, qualifiant même cette pratique de « terrorisme écologique ». Pour les défenseurs de l'environnement en Indonésie, c'est surtout un discours qui vise à réduire au silence les critiques sur l'État et sa gestion forestière.

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« Une tolérance zéro contre les personnes ou entreprises responsables des incendies. » C'est un discours du président indonésien qui ne satisfait clairement pas certaines ONG environnementales.

Pradipta Indra est membre de l'ONG Walhi et directeur du bureau du Java oriental. Selon lui, si Prabowo Subianto qualifie l'agriculture sur brûlis (action de brûler les végétaux d'un terrain) de « terrorisme écologique », c'est que le problème des feux n'est pas pris à la racine.

« La déclaration du président Prabowo sur le “terrorisme écologique” tend à se focaliser uniquement sur l'acte technique de mise à feu et est une réaction hâtive qui ne s'attaque pas aux causes profondes des incendies de forêts [...]. Les menaces qui pèsent sur la survie de l'humanité et de la nature découlent en réalité des activités des grandes entreprises, favorisées par des réglementations étatiques laxistes ou partiales », souligne Pradipta Indra.

Une part de responsabilité gouvernementale ?

Alors que la police indonésienne annonce avoir ouvert 219 enquêtes pénales liées aux incendies et enquêter également sur 95 entreprises suite aux feux, pour Pradipta Indra, le gouvernement a aussi sa part de responsabilité.

« Les incendies récurrents survenant dans les zones de concession des entreprises et sur les terres gérées par l'État révèlent des crimes environnementaux imputables tant aux entreprises qu'à l'État, aucun des deux n'a jamais fait appliquer les lois axées sur la restauration des écosystèmes et les droits des populations », déplore Pradipta Indra.

Entre janvier et juillet 2026, les incendies avaient déjà ravagé plus de 200 000 hectares de terres, selon le gouvernement indonésien. Un bilan qui continue, à l'heure actuelle, de s'alourdir.

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