"Ni utile, ni pertinent d’aller au-delà" de 25% d’économies dans l’aide au développement, assure Maxime Prévot

Depuis 2024, le gouvernement Arizona a fait baisser les budgets concernant l’aide au développement. Maxime Prévot assure qu’il s’opposera à une réduction supplémentaire : "Les 25% d’efforts, je les assumais, puisque je faisais partie de celles et ceux qui ont négocié l’accord de gouvernement, même si je pouvais les déplorer, et qu’il n’est pas, selon moi, ni pertinent ni utile d’aller au-delà". Le ministre précise d’ailleurs que le budget en termes d’aide humanitaire ne sera pas réduit.
Pour le ministre, cette aide est stratégique. Elle permet de démontrer le soft power de la Belgique, mais contribue aussi à la stabilisation des populations. "Quand on investit dans le Sahel, c’est aujourd’hui le territoire dans le monde où il y a la plus grande concentration de groupes terroristes djihadistes", estime-t-il. L’aide humanitaire permettrait de limiter certaines tensions susceptibles d’avoir des conséquences en Europe.
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L’aide au développement nécessaire face à l’immigration selon Maxime Prévot
Pour Maxime Prévot, l’aide au développement réduirait notamment l’immigration européenne. Il pointe du doigt les partis qui veulent raboter cette aide tout en faisant de la lutte contre l’immigration une priorité.
Arnaud Zacharie rappelle aussi que les conflits dépassent largement les frontières des pays, et que la plupart d’entre eux ont des conséquences à l’échelle mondiale : "Espérer vivre dans un îlot de prospérité quand on baigne dans un océan de misère, c’est une illusion parce qu’il y a des effets boomerangs".
Il cite notamment l’exemple du Covid, où les pays développés avaient accaparé les vaccins, entraînant indirectement la multiplication de variants dans les pays les plus pauvres.
Des conséquences positives sur l’économie belge malgré un faible investissement
Arnaud Zacharie rappelle que cette aide a eu de réelles conséquences positives pour les pays en développement : "En 20 ans, l’extrême pauvreté dans le monde a été divisée par deux. Elle a même été divisée par quatre en un peu plus de 30 ans".
La réduction de l’aide au développement trouve toutefois un écho dans une partie de la population. Mais le secrétaire général du CNCD-11.11.11 affirme que la coopération peut aussi bénéficier directement à l’économie belge. Il cite une étude récente d’ODI selon laquelle, pour chaque euro d’aide européenne, six euros d’exportations supplémentaires des entreprises belges seraient générés.
L’effort belge en matière d’aide au développement reste néanmoins relativement limité par rapport à l’objectif international : "En 2025, c’est 0,38% du revenu national brut de la Belgique. Et l’objectif international, c’est 0,7%. Donc, ce n’est quand même pas grand-chose".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast du Monde en direct.
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