Namur : l’église d’Harscamp sera vendue après cinq ans d’activités culturelles

L’ancienne église Notre-Dame d’Harscamp, aujourd’hui désacralisée, accueillait des événements culturels depuis presque cinq ans en plein centre de Namur. Mais la convention d’occupation entre l’organisateur et la Fondation d’Harscamp, propriétaire du site et dont le CPAS de Namur assure la gestion, prendra fin le 31 décembre 2026.
L’édifice, appelé après sa désacralisation Espace culturel d’Harscamp puis la Nef, sera vendu. La Fondation justifie ce choix par le besoin de travaux et le coût élevé de leur réalisation. "L’édifice nécessite énormément de travaux, surtout au niveau de sa structure en toiture", explique Émilie Gravy, responsable du département Achats techniques et Patrimoine au CPAS de Namur. "C’est de l’ordre de plusieurs millions d’euros. On n’a pas l’estimation exacte, mais c’est quand même assez conséquent. Toute la structure de la toiture et le clocher doivent être rénovés, ainsi que les vitraux. Et la Fondation n’a malheureusement pas les fonds actuellement pour faire ces travaux."
Certains travaux ont déjà eu lieu, comme l’installation de chauffages dans le sol ou de sanitaires. Mais des interventions majeures sont obligatoires pour préserver le bâtiment, reconnu comme patrimoine exceptionnel. "Si on laisse le bâtiment comme ça, cela va devenir de plus en plus compliqué à cause des infiltrations plus importantes. C’est surtout au niveau du clocher, qui manque un jour de s’effondrer. D’ailleurs, nous avons dû sécuriser les lieux. Actuellement, tout est sécurisé pour que les événements restent bien en place."
La Fondation souhaite aussi récupérer l’argent de la vente pour l’investir dans son objectif initial : s’occuper des personnes âgées. La comtesse d’Harscamp, de son vrai nom Marie-Isabelle Brunelle, demandait dans son testament que ses biens et son argent soient dédiés à l’hébergement des personnes âgées. "L’objet principal du testament est très éloigné de l’Espace Culturel d’Harscamp. La Fondation souhaiterait s’en défaire, même si c’est un peu à contrecœur pour eux. Ils ont le souhait de construire une résidence-services qui pourrait répondre beaucoup plus aux volontés de la comtesse. Le produit de la vente de ce bâtiment permettrait à la Fondation d’avoir des fonds supplémentaires pour concrétiser ce projet."
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