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Tuesday, October 20, 2026

Référendum en Alberta | « Un changement s’impose » au pays, croit St-Pierre Plamondon

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(Québec) Danielle Smith trouve un allié en Paul St-Pierre Plamondon : l’Alberta constate, comme le Québec, le « carcan » de la fédération canadienne et les « abus de pouvoir du régime fédéral », croit le premier ministre désigné. Son gouvernement s’assurera de faire comprendre le message à Mark Carney.

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« Les Albertains ont participé à un référendum et ils ont voté sur neuf questions déterminantes pour l’avenir de l’Alberta. Outre le fait que la tenue de cet exercice démocratique n’a pas du tout causé le cataclysme qu’on nous annonce lorsqu’on prononce au Québec le mot référendum, le message qu’ils envoient à Ottawa ne peut pas être plus clair : le Canada, tel qu’il est, ne fonctionne pas et le statu quo ne passe plus », écrit-il sur le réseau X.

« Au-delà du choix fortement médiatisé ce matin de demeurer dans la fédération, et même si le décompte se poursuit, tout indique que les électeurs albertains ont également appuyé huit des neuf questions réclamant davantage de pouvoirs pour leur province sur des enjeux qui vont de l’immigration à la nomination des juges des tribunaux supérieurs », ajoute M. St-Pierre Plamondon, qui sera assermenté mercredi comme premier ministre.

Les trois quarts des Albertains ont voté lundi pour rester au sein de la fédération canadienne avec un taux de participation qui dépasse 80 %. Sur les dix questions, cinq portaient sur des façons de restreindre l’arrivée de nouveaux arrivants et quatre touchaient des modifications constitutionnelles. Le résultat préliminaire oscille entre 50 % et 65 %.

Les Albertains viennent donc de démontrer, hors de tout doute, qu’ils adhèrent au consensus déjà largement partagé au Québec. Comme au Québec, ils constatent que la fédération canadienne est un carcan qui les empêche de placer leurs priorités au cœur de leurs propres politiques publiques, afin de répondre à leurs propres besoins.

Paul St-Pierre Plamondon, premier ministre désigné du Québec

Comme lui demandait ce matin le conservateur Éric Duhaime, Paul St-Pierre Plamondon se dit prêt à collaborer avec l’Alberta et les autres provinces « qui arriveront au même constat que les Albertains et les Québécois : un changement s’impose » au Canada.

« Mark Carney devra donc prendre acte que les Albertains remettent désormais en question, comme l’ont fait les Québécois avant eux, l’ordre constitutionnel canadien et les abus de pouvoir du régime fédéral dans les champs de compétences. Le gouvernement fédéral, de plus en plus interventionniste, non seulement il intervient toujours davantage dans les affaires des provinces, au mépris de ses propres règles constitutionnelles, mais prend également des décisions qui vont directement à l’encontre des intérêts de celles-ci », écrit-il.

M. St-Pierre Plamondon ajoute : « le nouveau gouvernement du Québec s’assurera que le message soit compris à Ottawa », sans préciser comment il entend s’y prendre.

L’exercice démocratique qui s’est déroulé lundi avec « professionnalisme, [calme] et respect » a « démontré qu’il n’y a rien à craindre de s’exprimer par voie référendaire », souligne M. St-Pierre Plamondon, qui promet toujours de tenir un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.

Éric Duhaime s’est adressé aux médias mardi pour annoncer que son premier geste comme parlementaire sera de déposer une motion d’appui à « la démarche autonomiste de l’Alberta » pour que l’Assemblée nationale affirme notamment sa volonté « de renforcer l’autonomie du Québec, d’accroître ses pouvoirs et de faire respecter pleinement ses compétences constitutionnelles ».

Le chef conservateur propose même de jouer les entremetteurs entre Danielle Smith et Paul St-Pierre Plamondon.

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