Présidentielle brésilienne: dans une favela de Belo Horizonte, un vote qui divise

À quelques jours du second tour, le sénateur Flavio Bolsonaro est donné favori face à Lula. Dans les favelas, où vit près de 8 % de la population brésilienne mais où les représentants politiques se font rares, les habitants n’ont pas tous le même avis sur ce scrutin.
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Avec notre envoyé spécial à Belo Horizonte, Achim Lippold
Dans l’Aglomerado da Serra, l’une des plus grandes favelas du pays, perchée au-dessus de Belo Horizonte, les opinions sont tranchées. Ryan, 24 ans, tient un snack très fréquenté. « Il y a un peu de criminalité, qui empêche les gens des autres quartiers, en bas, de monter ici. Mais, dans l’ensemble, ça va », dit-il. Il votera pour Flavio Bolsonaro et soutient une politique ferme contre les groupes criminels. Les factions qui contrôlent le quartier, elles, « restent de leur côté », selon lui.
Alex, artiste qui dirige une école de céramique dans la favela, voit les choses autrement : « Les bolsonaristes ne font de la politique que pour ceux qui ont de l’argent. » Il appelle les habitants des favelas à se battre pour que la gauche l’emporte dimanche prochain. Au premier tour, l’abstention a été plus élevée dans les favelas que dans le reste du pays.
Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, est arrivé en tête du premier tour, le 4 octobre, avec 47% des suffrages, contre 45 % pour Lula. Un sondage Datafolha lui donne 51% des intentions de vote contre 49% pour le président sortant. Compte tenu de la marge d’erreur, l’écart est technique. Le camp de Lula accuse le groupe Meta d’« interférence » dans le scrutin, après des restrictions de ses contenus sur WhatsApp et Instagram. Meta reconnaît des « incidents techniques » mais nie tout parti pris.
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