Les Québécois doivent tirer des leçons du Brexit, selon Milliard
Le projet indépendantiste est « archaïque » dans le contexte où les moyennes puissances cherchent à se regrouper, plaide Charles Milliard, qui pointe du doigt les ratés du Brexit en Grande-Bretagne.
« Le projet de Paul St-Pierre Plamondon est archaïque par rapport à la réalité économique aujourd’hui », a déclaré M. Milliard lors d’une mêlée de presse, samedi matin, à Lachute.
À preuve, dit-il, le premier ministre britannique Andy Burnham « voudrait rouvrir potentiellement des discussions avec l’Union européenne » dix ans après avoir rejeté l’union, lors du Brexit.
« Ce sont des mouvements importants qui montrent que face aux grands géants que sont les États-Unis et la Chine, les moyennes puissances doivent s’unir. »
Le chef libéral a évoqué ce phénomène après que les journalistes lui ont fait remarquer que son parti n’avait pas présenté d’analyse économique des conséquences de l’indépendance comme l’avait fait la Coalition Avenir Québec (CAQ) la veille.
Le ministre sortant des finances, Eric Girard, a fait une présentation vendredi dans laquelle il a soutenu que la souveraineté pourrait créer un trou dans le PIB du Québec allant jusqu’à 65 milliards de dollars. Ce genre de discours ne devrait-il pas être tenu par le chef du seul vrai parti fédéraliste, comme M. Milliard se décrit souvent ?
La question a un peu piqué le chef libéral. « Bien là, il va falloir être honnête aussi. On voulait avoir une campagne qui porte sur des projets positifs, aspirationnels pour le Québec »
Et d’ajouter que depuis son élection comme chef en février, « on » lui a dit : « Vous n’allez pas juste nous parler de référendum ».
Hésitant, puis d’accord avec l’analyse de Girard
Sur le fond, le chef libéral s’est d’abord montré sceptique face aux « chiffres » présentés par Eric Girard. « Je partage la direction qu’il donne à cette instabilité possible. Oui, ça va avoir un impact négatif sur le PIB. Par contre, je me questionne sur comment il est arrivé à ce chiffre-là. Mais je ne voudrais pas corroborer ce chiffre nécessairement. »
Mais plus tard en réponse à une question en anglais, il s’est dit « d’accord » avec son analyse sur l’appauvrissement du Québec et le recul du PIB jusqu’à 65 milliards $. « Oui je suis d’accord, mais je pense qu’on s’est appauvris avec la CAQ et que ce sera encore pire avec le PQ. »
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