Vers des prévisions météo révolutionnaires grâce à l'IA et aux données climatiques

Après avoir transféré d'importantes quantités de données issues de la Nasa sur le climat et l'environnement vers des serveurs reliés à un supercalculateur, des chercheurs suisses estiment que la modélisation par intelligence artificielle pourrait contribuer à une véritable révolution dans les systèmes de prévisions.
Les modèles d’IA sont de plus en plus utilisés pour les prévisions météorologiques et climatiques, mais aussi pour la détection précoce des catastrophes naturelles. A terme, ils pourraient permettre, à une vitesse fulgurante, de repérer des schémas jusqu’ici imperceptibles, permettant même de détecter à l’avance des catastrophes comme celle des terribles inondations au Népal, qui ont fait des milliers de morts et disparus le mois dernier.
Cependant, l’entraînement de ces modèles d’IA nécessite d’immenses quantités de données de qualité, sur le climat et sur l'observation de la Terre, ainsi qu'une puissance de calcul considérable. Ça tombe bien, les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) assurent disposer de ces deux ressources après avoir transféré quelque 100 pétaoctets de données publiques de la Nasa sur des serveurs situés dans le même bâtiment qu'"Alps", l’un des superordinateurs les plus puissants au monde.
"C’est une formidable opportunité scientifique", se réjouit Thomas Schulthess, professeur de physique numérique à l’ETH Zurich et directeur du Centre suisse de calcul scientifique (CSCS), à Lugano, dans le sud de la Suisse. "Cela permet vraiment aux scientifiques de faire des choses que nous n’aurions même pas imaginées auparavant", explique-t-il à l'AFP.
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