The Jerusalem PostTwo years after Hassan Nasrallah's assassination in Beirut, Hezbollah is still trying to rebuildESPNThere's a palpable sense of excitement surrounding the USMNT's young guns한겨레미국으로 공 넘어간 대미 투자, 닷새째 발표 없어…산업부 “한·미 협의는 완료”Inquirer18 dengue deaths reported in Camarines SurCNN TürkSON DAKİKA... Fon soruşturmasında yeni gözaltıХабрЗачем модели делать больно?SözcüKanada’da helikopter faciası: Kalkıştan kısa süre sonra düştü, kimse kurtulamadıSky TG24Pagine, la rassegna stampa di Sky TG24 del 27 settembreThe Straits TimesSingapore’s new Primary 1 rules: Who lives around the 12 schools getting a wider catchment?Rappler[Tech Thoughts] How bad actors weaponize copyright to silence journalism onlineNU.nlUniversiteit was nalatig rond veiligheidsmaatregelen bij toespraak Charlie KirkRolling Stone‘SNL’: Watch Katseye Perform ‘Animal,’ ‘Hootie Frutti’
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, September 27, 2026

Les dimanches sont de moins en moins sacrés en Belgique : « Une fois qu’on les aura perdus, ça nous manquera »

Translate
Design sans titre (5).png
Image auteur par défaut
Par Mathilda Sardo

Suivre Sudinfo sur Google

Le dimanche n’a pas encore disparu. Ignace Glorieux tient d’ailleurs à le nuancer : « Pour le moment, Ce n’est pas si mal en Belgique. On a toujours le sentiment d’avoir un dimanche. »

Mais les frontières commencent à bouger. L’ouverture dominicale des commerces en est l’une des manifestations les plus visibles. Et le phénomène dépasse déjà les magasins : achats en ligne, banque ou démarches administratives peuvent désormais être effectués depuis son canapé.

Des tâches autrefois réservées à la semaine viennent ainsi progressivement remplir cette journée.

Pauline Grimaud parle d’une « désacralisation du dimanche », sans pour autant considérer qu’il est déjà devenu un jour comme les autres. Il reste associé au week-end et conserve donc une place particulière dans nos rythmes.

de videos

Mais nos possibilités se multiplient et, avec elles, les occasions de vivre cette journée différemment les uns des autres. Difficile pourtant de reprocher aux citoyens de profiter de cette flexibilité. Entre le travail, les enfants et des semaines chargées, faire ses courses le dimanche peut considérablement faciliter le quotidien.

Ignace Glorieux le reconnaît lui-même : il comprend cette demande de la part de familles qui courent déjà après le temps durant la semaine.

Derrière le consommateur, un travailleur

Ce confort implique néanmoins que d’autres soient disponibles au moment où nous le sommes.

« On oppose finalement ici la figure du travailleur et celle du consommateur », résume Pauline Grimaud. Pour que certains puissent profiter de leur dimanche pour faire leurs courses, aller au restaurant ou accéder à différents services, d’autres doivent travailler. Or, cette organisation n’est pas sans conséquence. Dans ses recherches auprès de salariés soumis à ces horaires, la sociologue a rencontré des travailleurs qui y trouvaient un intérêt, notamment financier, mais aussi d’autres pour lesquels le travail dominical pouvait peser jusque dans les choix professionnels. « Ce n’est pas rien d’être éloigné de ses enfants tous les dimanches », insiste-t-elle. Car récupérer son jour de congé un mardi ou un jeudi ne revient pas forcément au même. Les enfants sont à l’école, le conjoint travaille et les proches ne sont pas nécessairement disponibles. Les horaires atypiques participent ainsi à ce que Pauline Grimaud décrit comme une « désynchronisation des temps ». Les membres d’une même famille peuvent avoir du temps libre, sans pour autant l’avoir ensemble.

Quand tout le monde s’arrête en même temps

C’est justement ce caractère collectif qui fait, selon Ignace Glorieux, toute la particularité du dimanche. Pendant longtemps, les possibilités réduites ce jour-là forçaient en quelque sorte une grande partie de la société à ralentir au même moment. Avec, à la clé, du temps pour « dormir un peu plus longtemps, prendre un petit-déjeuner et parler, aller se promener, prendre un livre… »

Une contrainte qui pouvait finalement devenir une forme de liberté. Le sociologue fait le parallèle avec les vacances : si elles permettent de souffler, c’est aussi parce qu’une partie des obligations quotidiennes disparaît temporairement.

Le dimanche fonctionnait, à plus petite échelle, selon une logique similaire. Et c’est là que se dessine un paradoxe. Alors que le droit à la déconnexion prend de plus en plus de place dans notre rapport au travail, nous remplissons progressivement l’une des journées qui permettait justement de déconnecter collectivement. Ce que nous gagnons en liberté individuelle pourrait donc aussi nous faire perdre une partie de notre temps commun.

« Je suis pessimiste »

Le dimanche conserve aujourd’hui son identité et sa disparition n’est certainement pas pour demain.

Mais Ignace Glorieux s’interroge sur ce qu’il en restera à plus long terme. « Je suis un peu pessimiste », reconnaît-il. Ce qu’il redoute surtout, c’est que nous réalisions trop tard la valeur de cette pause commune : « Une fois qu’on les a perdus, on va les apprécier et on va dire : “Comme c’était agréable, ces moments collectifs.” Ça nous manquera. »

Car une fois les habitudes installées et les rythmes de chacun désynchronisés, revenir en arrière pourrait s’avérer compliqué.

À force de vouloir pouvoir tout faire le dimanche, nous pourrions donc finir par perdre ce qui faisait justement son intérêt : ne pas avoir à tout faire.

Contenus sponsorisés

Nos incontournables

CT LYDIE (1).png
Témoignage

« Je n’ai pas eu le choix » : à Saint-Ghislain, Lydie retire de l’école sa fille Angelica, 12 ans, à cause du prix de l’essence !

Copie de CT - Super Expert - Damien Ernst (1).png
Analyse

« Le prix du diesel chez nous dépasserait allègrement les 3 euros le litre » : la nouvelle idée de Donald Trump qui ferait flamber le prix des carburants !

L’avocat de Tina, David Poelaert, regrette une piste non exploitée.

Mort de Tyméo et Bryan à Onhaye : « Un témoin clé assure avoir vu le père et le fils encore en vie le 28 juin mais cette piste a été exploitée trop tard »

ipiccy_image - 2026-09-24T132324.210.jpg

Procès Ullens : « J’ai merdé »… les aveux glaçants de Nicolas après le meurtre de Mimi, sur fond de rancœurs et d’argent

CT_voitures_230926_ok.jpg
Infographie

Audi Q7, Volvo XC90, BMW i5… La facture à plus de 640.000 euros par an des voitures de nos ministres

0de65cff-6e8f-4c96-b368-66699a300039.png

Ils avaient fait fortune grâce à l’IPTV illégale : la justice les rattrape, le couple condamné à payer 300.000 euros !

Christophe va devoir s’expliquer devant le tribunal.
Exclusif

Scandale à la police de Herstal : Christophe, inspecteur principal, visé par sept plaintes pour agression sexuelle sur ses collègues féminines, il est renvoyé devant le tribunal !

Voir plus

Vidéos

Newsletter

L'actualité de 7Dimanche

Une baisse des prix n’est pas encore au programme.

Prix des carburants : peut-on espérer souffler un peu ? L’expert Vincent Orts ne se veut pas optimiste, « la seule certitude, c’est l’incertitude »

Océane avait 23 ans et un bébé de seulement quelques mois.

Terrible drame à Liège : Océane, 23 ans, perd la vie après avoir été retrouvée inanimée avec son bébé de trois mois, son compagnon privé de liberté

Capture d'écran 2026-09-26 223336.png

Images impressionnantes aux États-Unis : une puissante tempête provoque des inondations monstres, des milliers de foyers impactés (vidéos)

Illustration

Isabella, 30 ans, est devenue méconnaissable après avoir utilisé un produit Garnier : même son mari ne l’a pas reconnue, « mon visage avait doublé de volume »

Valerie Glatigny.jpg

La ministre Valérie Glatigny répond à la colère des enseignants : « Non, les barèmes n’ont pas été modifiés »

Prix des carburants : peut-on espérer souffler un peu ? L’expert Vincent Orts ne se veut pas optimiste, « la seule certitude, c’est l’incertitude »

View the original on Sudinfo →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.