Pas de référendum tant que Trump sera à la Maison-Blanche, promet le PQ
C’est officiel. Parce que le débat politique ne doit pas « être confisqué par les coups d’éclat d’un président imprévisible », Paul St-Pierre Plamondon fait une croix sur la tenue d’une consultation populaire avant la fin du mandat actuel de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Tel que révélé par Le Devoir lundi soir, le chef du Parti québécois a annoncé tôt mardi qu’il ne déclencherait aucune démarche référendaire avant que le président américain termine son second mandat.
« Formellement, cela signifie donc qu’un gouvernement du Parti Québécois ne tiendra pas de référendum avant le 20 janvier 2029 », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux, après avoir promis la veille « une déclaration importante » sur son projet d’indépendance.
Au cours des derniers jours, Le Devoir avait appris que le chef péquiste songeait à annoncer cet ajustement aux Québécois. Cela, dans un contexte où les électeurs se montrent préoccupés, voire apeurés, par les répercussions des décisions du locataire de la Maison-Blanche.
« Cette imprévisibilité de l’administration américaine nuira à notre processus ainsi qu’à la qualité du débat sur notre avenir comme nation », a écrit M. St-Pierre Plamondon mardi matin. « De plus, dans tous les cas, il demeure que, dans l’état actuel du Québec, un gouvernement appelé à ramasser les pots cassés de la CAQ aura amplement de défis et de tâches à accomplir dès le début de son mandat. »
— Paul St-Pierre Plamondon (@PaulPlamondon) August 18, 2026Le Parti Québécois s’engage à ne pas tenir de référendum tant que Donald Trump sera président.
Je m’adresse à vous ce matin à titre de chef de parti qui travaille ardemment à trouver la voie qui permettra de remettre le Québec sur les rails au cours des prochaines années. Comme… pic.twitter.com/1OoUhfJzS2
Plus tôt cette année, l’élu du Parti québécois avait convenu qu’attendre le départ de Donald Trump avant de déclencher tout processus de consultation populaire était une « possibilité ». Tout juste après l’élection de la députée péquiste de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, dans un scrutin complémentaire, il avait affirmé qu’il ferait usage « d’intelligence et de jugement pour le choix du moment ».
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