ESPNPackers LB Zaire Franklin leads NFL Week 6's best arrivalsESPN DeportesAsí vivimos Rays vs Guardians, J5 Serie de CampeonatoCNN TürkVictoria Secret Fashion Show Saat Kaçta? Victoria Secret Fashion Show Hangi Kanalda, Nereden İzlenir?The Jerusalem PostIsraeli national wanted in $16.7 million Dubai fraud case arrested in ColombiaPunchGbadamosi reacts to controversial loss at African Boxing Champs한겨레[단독] 41억 철도 공사의 비밀… 탈락한 사장님의 ‘위장취업’ZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioUOLLula pergunta a Flávio sobre advogar para assassino de criança; Flávio defende advocaciaColliderShrek Officially Returns With New ReleaseThe Sydney Morning HeraldMeet the new Kerrigans: The Castle stage show’s cast revealedCBC NewsThe National | Alberta military base tragedyImpress Watchシチズン、グラデーションダイヤルのレトロなクロノグラフ
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, October 19, 2026

Coupable d’un meurtre en 1984 | Un tueur condamné inscrit à des cours de l’Université McGill

Translate

En 1984, Jeffrey George Ewert a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et de tentative de meurtre pour deux évènements distincts, en Colombie-Britannique. Quatre décennies plus tard, malgré sa peine à perpétuité, le criminel est inscrit à des cours de droit de l’Université McGill à Montréal.

Publié à

L’histoire saugrenue, d’abord rapportée par CBC News, a pu être confirmée par La Presse dimanche.

Ewert, qui a obtenu une remise en liberté conditionnelle de jour des décennies derrière les barreaux l’an dernier, s’est présenté à des cours de droit et des évènements étudiants de sa faculté entre août et octobre.

En mai 1984, le meurtrier a agressé sexuellement puis tué une auto-stoppeuse qu’il a fait monter dans son véhicule, Corrina Lea Makiev. Il l’a battue et a jeté son corps dans la rivière Fraser, en Colombie-Britannique. Sa dépouille a plus tard été trouvée dans l’eau.

Le mois suivant, Jeffrey George Ewert a battu et étranglé une adolescente de 15 ans, une amie de la famille, alors qu’elle dormait sur le divan de ses parents adoptifs. Il l’a laissée pour morte dans un fossé. Elle a survécu, mais souffre de lésions au cerveau et de blessures qui l’ont paralysé et handicapé à vie.

L’homme, maintenant âgé d’une soixantaine d’années, a été cliniquement jugé comme ayant un « risque modéré » de récidive.

Différents étudiants de la faculté de droit ont exprimé leur malaise ou leur peur vis-à-vis à la situation à CBC News, notamment car plusieurs jeunes femmes sont inscrites à ces cours universitaires. Ceux-ci auraient vu le criminel sur le campus pour la dernière fois le 6 octobre.

L’avocate du meurtrier, Nora Demnati, s’est dite « découragée » par la situation « Il a été très honnête sur son historique, son statut de remise en liberté et ses conditions », a-t-elle insisté à CBC, disant qu’il est un homme différent désormais et qu’il mériterait une chance de réinsertion sociale.

« Les lois québécoises sur la protection des renseignements personnels interdisent à l’université de commenter des cas particuliers », a répondu l’Université McGill par écrit à La Presse, lorsque questionnée au sujet de Jeffrey George Ewert.

Cependant, dans un cas pareil, la direction « agirait rapidement et de manière décisive » si on portait à son attention des « informations préoccupantes » sur un étudiant, promet-elle. Tous les outils à sa disposition seraient utilisés pour que « cette personne ne soit plus présente sur le campus », a expliqué l’institution.

Dans un message à la communauté étudiante envoyé vendredi, que La Presse a pu lire, la vice-rectrice principale aux études Angela Campbell confirme que « la personne nommée dans les médias n’est pas venue sur le campus depuis le début du mois d’octobre » et que « la situation fait actuellement l’objet d’un examen attentif par les instances compétentes de l’université ».

À l’interne, on envisage de réviser les processus d’admission des étudiants, sans donner davantage de détails.

La réhabilitation, principe central

« Toute personne – même un condamné – a toutes les libertés sauf celles qui lui sont retirées par la loi », a fait valoir l’avocat criminaliste Eric Sutton, en entrevue avec La Presse dimanche. Il n’est pas impliqué dans la cause.

« Si les victimes ou leur parenté se trouvaient à McGill, il y aurait peut-être des conditions. Mais ce n’est pas le cas, poursuit-il. Il peut suivre des études tout comme il peut aller à un restaurant, au cinéma, à l’épicerie. On va pas mettre son affiche partout pour l’ostraciser », illustre Me Sutton.

Au Canada, la justice est fondée sur la notion que « toute personne a le potentiel de se réhabiliter », contrairement aux États-Unis. « C’est une position presque philosophique qui régit l’imposition et l’administration des peines par le Code criminel », dit-il.

La position de l’établissement anglophone abonde partiellement en ce sens. « Notre université croit à la réhabilitation et au pouvoir transformateur de l’éducation. Un antécédent judiciaire, à lui seul, n’empêche pas une personne d’étudier à McGill », a soutenu Mme Campbell dans sa déclaration aux étudiants. Toutefois, « nous ne devons jamais perdre de vue notre devoir de protection », a-t-elle enchaîné.

Un risque « modéré », comme celui d’Ewert, n’est pas assez élevé pour bloquer sa remise en liberté conditionnelle, précise Eric Sutton.

D’ailleurs, un « certain nombre » d’étudiants à McGill ont statistiquement des antécédents judiciaires. « Si on voulait avoir une société parfaitement sécuritaire, il y aurait un policier devant chaque porte, image l’avocat. Mais on ne veut pas ce type de société. On veut être à l’aise à l’extérieur, mais ça vient avec certains risques. »

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.