Sherlock Holmes + The White Lotus : cette série à énigmes qui vient de débarquer sur Netflix se termine en un week-end seulement !

Mini-série de huit épisodes seulement, disponible sur Netflix depuis ce vendredi 25 septembre, “Le Problème final” mêle mystères à l’anglaise et ambiance méditerranéenne pour séduire les amateurs de Whodunit. Pari réussi ?

Par Isaac Barbat
Le Whodunit, forcément une réussite ?
Genre phare de la littérature anglaise, popularisé par de grands auteurs tels qu’Arthur Conan Doyle (romans Sherlock Holmes) et Agatha Christie (romans Hercule Poirot et Miss Marple), le Whodunit captive par son suspense continu, qui parvient à rendre n’importe quel livre, film ou série passionnant grâce à une question simple : qui est le coupable ?
Le succès récent de sagas telles que Broadchurch ou les Histoires à couteaux tirés de Ryan Johnson prouve une chose : le genre Whodunit a encore de belles années devant lui et garantit aux plateformes une rétention quasi absolue de ses spectateurs, puisqu’il est nécessaire pour ces derniers de suivre la série jusqu’à sa conclusion pour découvrir l’identité de (ou des) coupable(s).
Généralement associé à une esthétique britannique distinguée – faite de pipes fumantes, de casquettes en tweed et de whiskey sans glace – le Whodunit se teinte cette semaine d’un parfum méditérannéen avec une nouvelle série originale Netflix : Le Problème final.
Une relecture assez originale d'un sous-genre éculé
Comme le trahit son titre original, El problema final, Le Problème final trouve ses origines en Espagne et en adopte la langue fleurie, mais aussi le cadre maritime ensoleillé. Exit les rues pavées de Londres ou les côtes grisâtres de l’Écosse, c’est au cœur d’une petite île sauvage que se déroule cette mini-série de cinq épisodes seulement, plus spécifiquement dans un hôtel de luxe où cohabitent une poignée d’inconnus. Lorsque l’une d’entre eux est retrouvée morte, Benjamin Basil (José Coronado), un acteur sur le déclin, s’impose comme le candidat idéal pour faire la lumière sur le crime.
Pourquoi un acteur aurait-il les compétences d’enquêteur nécessaires, vous demandez-vous sûrement : Basil est tout simplement célèbre pour avoir surtout incarné des détectives à l’écran, notamment le grand Sherlock Holmes lui-même. Fort de cette “expérience” d’enquêteur, il est désigné comme le cerveau du groupe par les occupants de l’hôtel, inquiétés par la possibilité qu’un tueur rôde.
Netflix
Si Le Problème final souffre logiquement de quelques redondances propres à son registre et d’un rythme parfois trop soutenu, si son intrigue mériterait de davantage poser ses enjeux pour en apprécier pleinement le ton, cette double originalité que constituent son cadre méridional et la dimension méta de son pseudo détective rend malgré tout sa découverte agréable et permet, surtout, un renouvellement assez pertinent d’un registre somme toute convenu. À l'aube du week-end, Le Problème final s'annonce ainsi comme pain béni pour les amateurs d'énigmes et l'occasion idéale d'amorcer la transition entre été solaire et automne chargé de mystère.
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