"Subir un accident de la vie ne doit pas mener à une spirale de précarité" : près d’une personne en invalidité sur deux en difficulté financière selon la Mutualité Chrétienne

En effet, 63% des familles ont du mal à assurer leurs besoins de base comme les régularisations d’impôts et d’assurance (50%), les factures énergétiques (44%), les soins de santé (40%) ou encore simplement la nourriture (37%). Un tiers de ces bénéficiaires d’indemnité invalidité (34%) doivent notamment recourir à l’aide financière de proches, tandis qu’un quart d’entre eux ont dû emprunter de l’argent au cours de l’année écoulée.
Selon la Mutualité Chrétienne, les personnes les plus touchées sont avant tout les isolés, les 18-54 ans, les locataires, les personnes peu éduquées ou encore les bénéficiaires du statut BIM. "Une sécurité sociale mature doit fournir aux individus l’assurance d’une protection suffisante. Subir un accident de la vie ne doit pas mener à entrer dans une spirale de précarité", souligne la vice-présidente de la MC, Elise Derroitte.
"ll n’est pas acceptable d’avoir des difficultés à se nourrir, à payer ses factures énergétiques, ou de se priver de vie sociale parce qu’on est en incapacité." La MC préconise de relever les indemnités minimales, ainsi que de maintenir une indexation complète des indemnités et leur enveloppe bien-être, des coûts de logement et d’énergies abordables, de même que des soins de santé.
"La sécurité sociale n’est pas un mécanisme de charité, mais une assurance collective. Les personnes en invalidité ont cotisé et doivent pouvoir compter sur une protection suffisante lorsqu’elles tombent malades", ajoute Elise Derroite.
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