Budget fédéral : le MR coupable de la crise, ou bouc émissaire désigné par ses partenaires ?

Il critique aussi le rôle de Bart De Wever dans cette crise. Selon lui, le Premier ministre continue de remettre les mêmes notes sur la table, en sachant que ce sont des points difficilement négociables : "Il n’a pas appris depuis un an que la TVA était un énorme problème pour le MR. Il devrait arriver avec d’autres choses, d’autres tableaux, d’autres compromis possibles, d’autres éléments". Rachel Crivellaro rappelle néanmoins qu’une hausse de la TVA pourrait rapporter environ deux milliards d’euros sur les dix milliards recherchés.
De son côté, Georges-Louis Bouchez a multiplié les critiques par rapport à Bart De Wever, qu’il accuse de faire de la politique à l’ancienne. "Je pense que ça commence à heurter très fortement au sein de la N-VA. Et ça, ils ne se rendent peut-être pas forcément compte", souligne Rachel Crivellaro. Un véritable bras de fer est aujourd’hui engagé entre les deux hommes : "Un des deux va devoir, d’une manière ou d’une autre, céder. Et tous les deux sont enfermés dans une logique qui leur est propre".
Cependant, chacun sait que l’opportunité d’un gouvernement de centre droit ne se représentera pas si de nouvelles élections avaient lieu. "Le MR ne peut pas se permettre de faire tomber ce gouvernement. La N-VA se rend compte que les alternatives sont pires que tout", souligne Dorian de Meeûs. "Et les autres partis sur la table sont quand même conscients que l’heure est très difficile, que le risque de dégradation de la note de la Belgique est considérable".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast de Matin Première et ci-dessous dans Le Monde en direct.
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