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Wednesday, September 16, 2026

À la Une: qui arrêtera les Houthis?

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Question posée par le Wall Street Journal. « Le président Trump voudra peut-être oublier la guerre au Moyen-Orient avant les élections de mi-mandat, mais la guerre, elle, ne l’a pas oublié, pointe le quotidien américain. Les avancées des Houthis, alliés de l’Iran, au Yémen et dans la région de la mer Rouge, font basculer le conflit iranien au-delà du détroit d’Ormuz. (…) Hier, les Houthis ont conquis deux îles près du détroit de Bab el-Mandeb. Cette prise de contrôle faisait suite à celle de l’île de Perim et du port de Mokha. »

Et désormais, « les Houthis affirment vouloir bloquer en mer Rouge les navires liés à l’Arabie saoudite. (…) Qui pourra les arrêter, donc ? L’Arabie saoudite consacre 70 milliards de dollars par an à sa défense et dispose d’une force aérienne performante. Cependant, pointe le Wall Street Journal, elle ne peut vaincre les Houthis par la seule force aérienne. La reconquête des îles et des ports stratégiques nécessitera l’envoi de troupes au sol. »

Menace sur l’économie mondiale

Et qui s’y risquerait ? Pas les Américains. « Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé à deux reprises Donald Trump, pointe Die Welt à Berlin, pour lui demander une intervention directe afin de stopper les rebelles. Le président a refusé. Interrogé, le gouvernement américain s'est contenté de déclarer vouloir "donner aux partenaires régionaux les moyens de gérer et de relever les défis sécuritaires régionaux". En clair : les Saoudiens doivent régler leurs propres problèmes, relève Die Welt. Or, le problème en mer Rouge concerne toute l’économie mondiale. La fermeture simultanée du détroit de Bab el-Mandeb et du détroit d’Ormuz bloquerait 25 % du commerce mondial de pétrole et de gaz et 30 % du commerce maritime mondial de marchandises. »

La paix, seule solution

« L’Arabie saoudite a-t-elle définitivement perdu la main au Yémen ?, s’interroge Le Figaro à Paris. Si les Houthis semblent avoir consolidé le secteur de Mokha, celui de Bab el-Mandeb ne l’est pas encore, relève le journal, en raison de violents raids aériens saoudiens, ces derniers jours. Pour la première fois, l’Arabie vient d’utiliser, contre ses adversaires, un missile balistique de courte portée DF-15A, acquis il y a plus de deux décennies auprès de la Chine. »

Mais, encore une fois, les bombardements ne seront pas suffisants pour l’emporter face aux Houthis. Seule solution, arriver à un accord de paix avec l’Iran, pointe la Repubblica à Rome : « Les Saoudiens comptent toujours sur l’aide américaine et sur la coopération en matière de renseignement avec Israël, et ils savent qu’un accord avec l’Iran est peut-être plus qu’une nécessité : il est inévitable. »

Et en attendant, « la hausse des prix du carburant déclenche colère et manifestations dans le monde entier, de l’Indonésie au Guatemala en passant par la Syrie, le Portugal, les Philippines ou encore le Vietnam, relève le New York Times. Le monde est furieux — une fois de plus — face à la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre avec l’Iran. »

Catherine Ringer : « C’était comme ça »

À la Une également la disparition d’une grande figure du rock français : Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko. Libération à Paris lui consacre sa Une, photo pleine page et ce titre : « On ne veut pas t’abandonner », référence aux paroles de la chanson « C’est comme ça ».

« Catherine Ringer, c’était comme ça », titre d’ailleurs Libération en pages intérieures : « C’était une femme libre et passionnée, écrit le journal, et c’est d’abord pour ça que sa mort laisse un vide immense. Catherine Ringer ne ressemblait à personne d’autre, elle aimait la vie tout en chantant la mort, elle jouait la provoc et l’excentricité tout en aimant la simplicité, elle n’hésitait pas à s’enlaidir pour n’en devenir que plus belle, elle était une diva mais incroyablement populaire et ce sont ces mélanges qui en faisaient un être à part. (…) Catherine Ringer était bien la vie même, conclut Libération, et elle est morte comme son alter ego et guitariste, Fred Chichin, de manière fulgurante, nous laissant orphelins d’une femme, d’une musicienne mais aussi d’une militante pour les droits de tous les laissés-pour-compte et surtout pour les droits des femmes. »

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