À la COP17 contre la désertification, les États-Unis et la Russie bloquent les négociations

Mercredi 18 août était le quatrième jour de la 17e réunion de la conférence des parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, plus connue sous le nom de COP 17. À Oulan-Bator en Mongolie, les objectifs de lutte contre la dégradation des terres et les sécheresses ont connu un coup d'arrêt, alors que des tensions diplomatiques freinent les débats.
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La dégradation des terres affecte déjà 40% de la superficie terrestre, et la lutte contre le phénomène a été mise sur le devant de la scène par un été aux conditions climatiques extrêmes, qui rappelle l'urgence d'agir. Mais en Mongolie les tensions ont pris le pas sur les négociations. C’est du jamais vu dans l’histoire des COP, les débats se sont retrouvés bloqués dès la présentation de l'ordre du jour par les États-Unis et la Russie.
Jean-Daniel Cesaro, géographe au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), explique que les représentants américains bloquent l'avancée de toute négociation sur trois sujets : « l'égalité hommes-femmes, la participation des communautés locales et des peuples autochtones pour améliorer leur représentation dans la convention, et la synergie climat-biodiversité-désertification, sur laquelle la COP pousse pour gagner en efficacité et mettre plus d'argent sur le terrain. »
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La feuille de route post-2030 en suspens
Des blocages sans grandes surprises, de la part d’un pays qui a quitté les négociations sur le climat depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et qui n’a jamais participé à la COP Biodiversité. Mais les États-Unis ne sont pas le seul pays à entraver les négociations. La Russie, de son côté, a bloqué l'objectif majeur de cette grande réunion : l’élaboration d'un nouveau cadre stratégique et une feuille de route post-2030 pour stopper la dégradation des sols. La raison ? La présence d’Ukrainiens dans un comité scientifique de la convention.
Jean-Daniel Cesaro déplore ces tensions persistantes : « Ça n'avance pas du tout, c'est impossible de négocier, donc il n'y aura pas de décision sur ces questions. » Faut-il négocier sans ces deux grands pays ou tenter de les faire évoluer ? Les prochains jours vont être animés en Mongolie.
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