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Tuesday, September 29, 2026

« Acte terroriste », véhicules suspects, Iran... : voici ce que l’on sait du projet d’attaque présumé contre une base militaire en Angleterre

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Cinq Britanniques arrêtés dimanche près d’une base militaire en Angleterre utilisée par l’armée américaine et soupçonnés de « préparation d’acte terroriste » ont été remis en liberté sous caution, a annoncé lundi la police antiterroriste, déclenchant de vives critiques de l’administration américaine.

La police dit « explorer de multiples pistes », y compris celle de l’implication d’un « État étranger ». L’Iran a de son côté démenti « catégoriquement » tout lien dans cette affaire.

Voici ce que l’on sait.

Critiques américaines

Le président américain Donald Trump s’est dit lundi soir « surpris » par la remise en liberté des suspects, ajoutant « je n’aurais pas fait ça ».

Interrogé sur un possible rôle de l’Iran, Donald Trump a dit : « C’est possible », en ajoutant ne pas vouloir donner plus de détails.

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Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s’est montré plus catégorique, déclarant que l’attaque impliquait « clairement un acteur étranger ».

« Il s’agit clairement d’une affaire dans laquelle un acteur étranger est impliqué », a déclaré M. Rubio dans l’émission de Sean Hannity sur Fox News, refusant toutefois de livrer « des détails à ce sujet ».

Ce qui s’est passé

Cinq hommes de nationalité britannique, âgés de 23 à 25 ans, ont été arrêtés dimanche matin près d’une base de la Royal Air Force à Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, utilisée par l’armée américaine dans sa guerre contre l’Iran.

Ils sont soupçonnés d’« infractions à la loi sur les explosifs » ainsi que de « préparation d’un acte terroriste ». La photo de ces hommes, assis par terre, torse nu et menottés lors de leur arrestation, a fait la une des journaux lundi.

Plusieurs médias rapportaient toutefois lundi soir que les explosifs retrouvés n’étaient pas opérationnels.

Ils ont été libérés sous caution lundi dans la journée. « Cela ne veut pas dire que l’enquête est finie », a précisé le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor, lors d’une courte allocution devant la presse.

« Nous explorons de multiples pistes », a ajouté Laurence Taylor. « Nous examinons toutes les hypothèses possibles, y compris celle selon laquelle cet acte aurait pu être commis par des intermédiaires ou par des individus agissant, sciemment ou non, pour le compte d’un État étranger ».

Une réunion de crise, type Cobra, a été convoquée par le Premier ministre Andy Burnham. Lundi en début de soirée les habitants de la zone, évacués par précaution, ont été autorisés à regagner leur domicile.

Une agricultrice donne l’alerte

Une agricultrice a indiqué avoir appelé la police dans la nuit de samedi à dimanche pour signaler « trois véhicules suspects qui semblaient se diriger vers la base ».

Elle a raconté à la BBC lundi matin avoir vu « un important groupe d’hommes masqués » alors qu’elle rentrait de soirée, avant de contacter les forces de l’ordre.

« Il semble que quelqu’un ait gravement failli à sa tâche dans cette affaire », a-t-elle déploré.

Le ministre de la Défense, Wes Streeting, a salué la réactivité de cette femme, mais assuré qu’elle n’avait toutefois « qu’une vision partielle de la situation ».

Qui est derrière ce projet d’attaque ?

Des médias britanniques ont rapporté que la police antiterroriste enquêtait sur un possible lien avec l’Iran.

Téhéran a rejeté « catégoriquement » des « spéculations infondées et malveillantes », dans un communiqué de l’ambassade d’Iran à Londres.

« Je suis parfaitement consciente des spéculations entourant les motivations de cet incident, ainsi que des questions géopolitiques qu’il soulève », a déclaré pour sa part Vicki Evans, coordinatrice nationale de la lutte antiterroriste. « Toutefois, je demande qu’à ce stade, les services de lutte antiterroriste puissent travailler avec le temps et la sérénité nécessaires, afin de mener leur enquête avec rigueur et clarté », a-t-elle ajouté.

Par le passé et récemment, Londres a accusé l’Iran et la Russie d’utiliser des intermédiaires pour mener des activités criminelles sur le territoire britannique.

La base de Fairford

En mars, le Royaume-Uni a autorisé les États-Unis à utiliser la base de Fairford pour des « opérations défensives spécifiques visant l’Iran », afin de détruire des missiles iraniens.

Depuis, des bombardiers et d’autres appareils américains ont été vus en train de décoller et d’atterrir à Fairford.

En juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient averti que toute base utilisée pour lancer des attaques contre l’Iran constituerait une « cible légitime », selon le média The Telegraph.

La base de Fairford sert de point d’appui à l’armée de l’air américaine depuis la guerre froide.

Elle a déjà été utilisée par l’armée américaine pour des opérations lors de la guerre du Golfe au début des années 90 et de la guerre en Irak de 2003.

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