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Friday, October 23, 2026

Propos polémiques tenus à l’antenne de la RTBF : les auditeurs demandent un meilleur recadrage

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François, qui a contacté la médiation de la RTBF, est interpellé par les propos d’un essayiste français basé aux États-Unis, dans le Fin Mot, le 16 octobre dernier. Au cours de l’émission, Guy Millière, parlant de l’intervention en Iran, s’est montré extrêmement favorable envers le président américain : "Trump a rendu un grand service critique, même si ça ne s’est pas passé aussi bien qu’il l’aurait souhaité, à notre civilisation", il s’est montré particulièrement critique envers le maire de New York : " Il y a une crise politique très très claire, si vous regardez ce que fait Zorhan Mandani, je dirais que ce n’est pas une politique démocrate traditionnelle, Zorhan Mandani est très à gauche, il est islamiste, il est antisémite" et l’essayiste de parler d’un énorme clivage au sein de la population américaine, entre un parti démocrate, devenant un parti "d’extrême gauche ouvert aux islamistes" et le parti républicain défendant les valeurs traditionnelles.

"Je comprends qu’un invité exprime son opinion, et je ne conteste pas son droit de le faire", écrit François "Mais une accusation aussi lourde, sans contradiction ni mise en contexte, me paraît incompatible avec les exigences de rigueur, d’honnêteté et de distinction entre faits et opinions que l’on peut attendre d’une rédaction."

Les courriers ne demandent pas que ce type d’opinions soient interdites, mais veulent savoir qui parle, avec quelle position idéologique, et surtout ils souhaitent un recadrage par le journaliste intervieweur. "Les propos étaient clairement orientés. Il est du devoir du journaliste de les recadrer", écrit Brieuc. Et Marion, qui a également contacté la médiation de la RTBF, demande qu’une précision soit apportée dans l’émission suivante.

La seconde séquence concerne l’interview de Théo Francken dans Matin Première, le 20 octobre 2026. Invité à présenter son projet de "gendarmerie 2.0", le ministre réagit aussi aux dégradations commises le week-end précédent à Bruxelles : "Ils ont cassé le quartier général du PS à Bruxelles. C’est bien ironique. Ils (les socialistes, ndlr) ont laissé tout le monde dans notre pays. Ils ont ouvert toutes les frontières.

Le journaliste lui demande si pour lui le PS porte une responsabilité dans les émeutes. Théo Francken répond : "Non, je n’ai pas dit ça. Je dis ce que la société a changé avec la migration de masse pendant des décennies".

Le journaliste lui demande s’il lie les événements aux phénomènes migratoires. Le ministre rétorque "c’est qui les casseurs ?"

Enfin le journaliste demande s’il existe des éléments qui permettent d’affirmer cela et la réponse fuse : "je pense qu’il y a une culture de violence, de la culture de violence, de la culture de rue hein qui est extrêmement agressive. On voit ça à Bruxelles, on voit ça à Liège, on voit ça dans les grandes villes, ça ne se passe pas à Lubbeek" (commune dont il est le bourgmestre en titre, ndlr).

À deux reprises, le journaliste l’interpelle en lui demandant s’il établit un lien entre l’immigration et les émeutes, lui demande s’il a des éléments factuels pour étayer ses propos, mais le ministre finit par botter en touche et l’interview se poursuit.

Très rapidement, des auditeurs ont interpellé la médiation. Nicolas dénonce "un raccourci honteux et inapproprié" entre migration et violences. Arthur dit avoir été "déçu de la faible contradiction apportée à des propos qui, selon lui, ne reposaient sur aucune preuve." Arnaud demande s’il est normal de "laisser se déployer à l’antenne des expressions comme "migration de masse", "culture de violence" et "culture de rue."

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