ESPN DeportesKawhi Leonard: ¿Cómo será recordado cuando finalice su carrera?Daily MaverickTHE GATHERING 2026: Fixing failing cities is in business’s own interest, leaders sayESPN'Gonna let them do them': Cunningham ignoring Kanter Freedom, Whiteוואלהחיל האוויר בגל תקיפות נגד יעדי טרור בדרום לבנוןRTP DesportoPortugal perde com Espanha e falha meias da Liga Europeia de futebol de praiaInquirerBojie Dy hails Pisa improvement: ‘It’s a welcome news’BlickVon Pfäffikon ZH über Siders VS bis Susch GR: Das sind die schlimmsten Busunglücke der Schweiz20 Minuten«Wir sind ein gutes Team»: Annemarie Carpendale lobt ihren WayneAntara NewsIndian envoy: BRICS agenda aligns with Indonesia bilateral focusBillboardFlavor Flav Shares Personal 9/11 Memory & Honors ‘Heroes Who Ran Toward Danger’ on 25th AnniversaryGlobal News13-year-old charged after firearm seized at Ajax hotel: Durham policeComplete Sports2026 US Open Final: Rybakina, Sabalenka Target Grand Slam Title
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, September 11, 2026

France: les accidents du travail ont fait 783 morts en 2025, selon la CGT

Translate

Le nombre de morts à la suite d’accidents du travail a augmenté en France en 2025, selon la CGT, qui a indiqué, jeudi 9 septembre, communiquer des chiffres de l'Assurance maladie pas encore rendus publics. Le syndicat fait état de 783 décès, soit 19 de plus qu’en 2024, une année déjà record. Un bilan qui resterait sous-estimé en raison de la sous-reconnaissance et de la sous-déclaration de nombreux accidents.

Publié le :

3 min Temps de lecture

Au total, 1 331 décès ont été reconnus en 2025 au titre des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles. Parmi eux, 783 sont liés à des accidents du travail, 344 à des accidents de trajet et 204 à des maladies professionnelles. Sollicitée par l’AFP, l’Assurance maladie n’a pas confirmé ces données.

En 2024, l’Assurance maladie avait recensé 1 297 décès liés au travail, dont 764 à la suite d’accidents du travail, un record depuis 2018, année à partir de laquelle les décès consécutifs à des malaises ont été intégrés aux statistiques.

Un décompte qui reste incomplet

Pour la CGT, ces chiffres ne reflètent toutefois pas l’ensemble de la réalité. Les données du régime général ne couvrent pas tous les travailleurs : elles n’incluent notamment pas les exploitants et salariés agricoles, les personnels des fonctions publiques ni les indépendants qui n’ont pas souscrit d’assurance volontaire contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Frédéric Mau, secrétaire fédéral de la CGT Construction, pointe également la multiplication des statuts et des niveaux de sous-traitance sur les chantiers. « Sur un chantier du bâtiment, aujourd’hui, vous allez avoir 10 salariés de l’entreprise, 20 intérimaires. Ils sont soit détachés, soit sans papiers, soit ubérisés, auto-entrepreneurs, artisans, enfin tout ce que vous voulez », explique-t-il.

Il évoque aussi une « sous-traitance en cascade » pouvant aller « jusqu’à 16 niveaux de sous-traitants ». « Il n’y a plus aucun contrôle. Donc ces gens-là, quand ils sont blessés ou ils sont morts, ils ne rentrent pas dans le régime général », affirme-t-il.

Selon les services de santé au travail, la sous-déclaration des accidents du travail atteindrait 50% en France.

Les effets des fortes chaleurs difficiles à mesurer

Le syndicaliste souligne aussi la difficulté à identifier les accidents liés aux épisodes de canicule. Certains décès sont enregistrés selon leur cause immédiate, comme une chute de hauteur, sans que les fortes chaleurs soient nécessairement prises en compte.

« J’ai une épidémie de chute de toit au mois de juillet : trois par semaine, morts. Et ils ne sont pas enregistrés canicule puisque c’est la chute qui les tue. Ils sont enregistrés chute de hauteur », explique Frédéric Mau. Selon lui, les fortes chaleurs peuvent ainsi être à l’origine de certaines chutes sans être retenues comme cause de l’accident. « Un couvreur ou un échafaudeur, quand il fait 45° à l’ombre, ça nous fait du 60° sous soleil », poursuit-il, avant d’ajouter qu’il peut alors « tomber à cause du chaud ».

Plus largement, la CGT décrit « un tableau préoccupant » en 2025. Selon le syndicat, la fréquence des accidents du travail, en baisse continue depuis la fin de la crise du Covid-19, a légèrement augmenté l’an dernier, avec une hausse de 0,3% de ceux ayant entraîné un arrêt.

Les moins de 25 ans représentent par ailleurs 11% des salariés mais concentrent 16% des accidents du travail. La CGT souligne aussi que les maladies liées au stress et à l’épuisement professionnel ont doublé en cinq ans.

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.