Renault met sa production en série au service des drones militaires

En pleine guerre en Ukraine et consciente du retard français dans les drones, la Direction générale de l’armement (DGA) contacte Renault en juillet 2024 pour mobiliser des industriels civils et produire ces engins selon une logique différente des secteurs de l’aéronautique et de la défense.
Les ingénieurs de l’aérospatial, qui visent les hautes performances, "ne savent pas faire" un drone-kamikaze à usage unique, lance Éric Esperance, expert du cabinet international Roland Berger et ancien dirigeant de l’équipementier automobile français Valeo.
"C’est comme si vous demandiez à Hermès de faire les mêmes fringues que Zara", explique-t-il à l’AFP.
Adaptation aux chaînes de production
Pour le Chorus, drone destiné aux frappes en profondeur qui s’inspire du Flamingo ukrainien, il a été décidé de réduire la taille et de simplifier la forme des ailes et du fuselage pour que ces pièces puissent être soudées automatiquement. Ce drone sera fabriqué au Mans.
Les acteurs du secteur automobile sont de plus en plus sollicités dans la défense.
L’équipementier allemand Schaeffler aide le groupe français Delair à produire des drones en série, l’équipementier français Forvia prévoit d’assembler des drones intercepteurs en France et en Allemagne, et Valeo doit fabriquer à partir de 2027 des moteurs électriques pour les drones de la start-up française Harmattan AI.
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