La DPB revoit à la baisse ses prévisions économiques pour 2026 et 2027
Le Bureau de la Directrice parlementaire du budget (BDPB) revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique pour cette année et l’année prochaine, dans un contexte marqué par les nouveaux droits de douane américains et les mesures de rétorsion canadiennes.
L’organisme fédéral de surveillance budgétaire a indiqué, dans un rapport publié mardi, qu’il prévoit désormais une croissance du produit intérieur brut réel de 0,9 % pour cette année et de 1,5 % en 2027.
Ces prévisions sont en baisse par rapport aux estimations de juin, qui tablaient respectivement sur une croissance de 1,1 % et de 1,6 %.
« Le Canada est confronté à des perspectives économiques et financières plus difficiles que ce que nous avions prévu en juin », a déclaré Annette Ryan, directrice parlementaire du budget, dans un communiqué de presse.
« Les mesures commerciales additionnelles et l’incertitude qui persiste brident la croissance de la production réelle – ce que nous produisons en tant que pays », a-t-elle ajouté.
Les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis ont échoué fin août, ce qui a entraîné une nouvelle série de droits de douane américains et de contre-mesures douanières canadiennes.
Le BDPB a indiqué qu’il prévoit désormais un déficit budgétaire de 63,3 milliards de dollars pour l’exercice 2026-2027, qui atteindra un pic de 70,2 milliards de dollars en 2027-2028.
Par rapport à ses prévisions de juin, précise-t-il, les déficits sont en moyenne supérieurs de 3 milliards de dollars par an entre 2026-2027 et 2030-2031, les nouvelles mesures de dépenses compensant largement la hausse des recettes.
« Le BDPB continue de soutenir que le ratio de la dette au PIB est un repère important pour mesurer la santé financière, a souligné Mme Ryan. Il augmentera de façon constante au cours des cinq prochaines années. »
Elle a ajouté : « À long terme, les perspectives économiques et financières du Canada dépendront largement de la mesure dans laquelle les investissements du budget d’immobilisations se traduiront ou non par une croissance de la productivité, de la capacité économique et de la prospérité. »
Par ailleurs, le BDPB table sur le fait que la Banque du Canada commencera à relever son taux directeur début 2027 « afin de maintenir les attentes d’inflation bien ancrées », pour atteindre 2,75 % en milieu d’année.
En ce qui concerne l’inflation, l’organisme de surveillance s’attend à ce que la hausse des prix de l’énergie maintienne l’inflation annuelle à un niveau élevé en 2026, avec une moyenne de 2,8 %, avant qu’elle ne redescende à 2,4 % en 2027.
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