Le syndicat des policiers contestera la décision du SPVM de congédier 7 policiers
Le syndicat des policiers montréalais contestera la décision du Service de police de Montréal (SPVM) annoncée lundi de congédier administrativement sept de ses policiers. La Fraternité des policiers et policières de Montréal veut défendre « des principes », dit-elle dans un communiqué.
« Sur le plan des principes, le congédiement administratif de sept policiers du SPVM soulève des questions fondamentales de droit. Il s’agit d’une méthode totalement inconnue de notre historique de relations de travail qui n’a jamais été employée et qui n’apparaît nulle part. Cette méthode nous apparaît manifestement non conforme et pourrait vous être préjudiciable dans le futur », lit-on dans la déclaration écrite du syndicat.
Le directeur du SPVM, Fady Dagher, a annoncé lundi soir que sept policiers avaient été congédiés « administrativement » en lien avec des allégations de gestes discriminatoires, racistes et dérogatoires. Il a souligné à maintes reprises le caractère exceptionnel de la mesure, la décrivant même de « première dans l’histoire » du SPVM. Il a aussi précisé que ces congédiements étaient indépendants des enquêtes criminelles présentement en cours dans ces mêmes dossiers.
Concrètement, le directeur, des enquêteurs et des avocats de la Ville de Montréal ont analysé les cotes d’accréditation des employés impliqués dans des allégations de gestes répréhensibles en vertu d’un article de l’article 115 de la Loi sur la police. « Lorsque j’ai revu toutes les évaluations, les grilles, avec les enquêteurs et les avocats de la Ville, il faut admettre qu’ils [les policiers congédiés] n’ont plus été capables de repasser les tests de cotes de sécurité », a affirmé M. Dagher devant les médias lundi. Ainsi, leurs accréditations leur ont été retirées, ce qui a entraîné leur congédiement.
Au total, sept policiers, hommes et femmes, ont été congédiés. Cinq d’entre eux venaient du poste de quartier (PDQ) 39, au sein duquel les révélations d’actes racistes dans Montréal-Nord avaient mené au démantèlement d’une équipe de 16 personnes durant l’été.
Les deux autres policiers congédiés, affiliés au PDQ 21 (centre-ville de Montréal), auraient pour leur part été impliqués dans des actes répréhensibles commis envers des « personnes vulnérables », a détaillé lundi Fady Dagher, sans ajouter de détails.
La Fraternité reconnaît que « si les allégations s’avéraient véridiques, elles contrevenaient profondément à ses valeurs et aux valeurs des policiers et policières de Montréal ».
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