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Friday, October 23, 2026

L’Etat belge envisage-t-il de vendre ses parts dans BNP Paribas ? Beaucoup de questions, peu de réponses

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Ce que fait hésiter certains au sein de l’équipe Arizona, c’est que vendre voudrait dire accomplir, insiste-t-on, un "one shot", soit une "opération unique", non reproductible et non durable dans ses effets.

Cela voudrait dire aussi se priver des dividendes annuels BNP Paribas qui, traditionnellement viennent aider au budget fédéral. 465 millions l’année dernière, plus de 500 millions déjà cette année : 320 millions de dividendes exceptionnels sur base des résultats annuels 2025, encaissés en février 2026 via la SFPIM, le bras financier du fédéral, et une avance sur dividende supplémentaire de 200 millions d’euros en juillet.

Autre "hic" en cas de cession potentielle, on ne pourrait pas vraiment faire ce que l’on veut de la vente de cette "poule aux œufs d’or". Pas question en effet, selon les règles budgétaires européennes, de s’en servir directement pour colmater le budget courant et inscrire la somme dans la colonne "recettes". Il s’agirait plutôt obligatoirement de l’injecter dans la réduction de la dette belge. Mais les experts précisent déjà que le résultat serait plutôt "homéopathique" et limité. Un éventuel virement à 5 milliards face à la montagne d’une dette fédérale belge à 581 milliards, la dette ne serait réduite que de 1%. Tout ça pour ça pourrait-on dire.

Et tout cela à condition évidemment aussi, ultime point, de savoir vendre au bon moment, au meilleur prix, dans un contexte boursier souvent volatil.

Bref, beaucoup d’éléments de réflexions. Qui font que pour l’heure, au sein du gouvernement fédéral, on ne fait aucun commentaire, certains partis excluant même que cela soit vraiment sur la table en l’état actuellement. Démentis d’un côté et silence radio total du côté du cabinet des Finances à la manœuvre si une décision devait être prise…

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