Médicaments amaigrissants : les saisies se multiplient, gare au marché parallèle

En 2024, les saisies de cette catégorie atteignaient 6644 unités. Sur les neuf premiers mois de 2026, ces médicaments représentent près de 58% des unités saisies parmi les différentes catégories de produits utilisés pour perdre du poids recensées par l’AFMPS, contre 18% sur l’ensemble de l’année 2025 et 27% sur l’ensemble de l’année 2024. Les chiffres concernent aussi bien des médicaments destinés au traitement du diabète que des produits de la famille des GLP-1, sans permettre de distinguer précisément les différentes molécules.
L’AFMPS saisit chaque année des milliers de colis postaux contenant des médicaments illégaux. D’autres substances utilisées à des fins d’amaigrissement sont également interceptées, notamment des diurétiques, des laxatifs, des hormones thyroïdiennes et des stimulants, dont certains interdits comme la sibutramine.
Parallèlement, l’association de patients Vox Obesity constate une multiplication des sollicitations de personnes cherchant à se procurer ces traitements sur le marché parallèle, alors que les autorités ont récemment écarté le remboursement du Wegovy et du Mounjaro dans le traitement de l’obésité.
La présidente, Pascale Brughman, connue sous le nom de "Miss 100 kilos" sur les réseaux sociaux, milite pour la reconnaissance de l’obésité comme une maladie. L’AFMPS souligne que ces médicaments sont régulièrement proposés à la vente sur des sites frauduleux et les réseaux sociaux. Leur composition et leur traçabilité ne peuvent être garanties. Leur vente en ligne est interdite en Belgique.
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