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Sunday, September 27, 2026

Éric Duhaime à la défense de Mario Pelchat face à aux «aberrations bureaucratiques»

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Face aux « aberrations bureaucratiques » qui l’« empêchent de prospérer », Mario Pelchat peut compter sur l’appui du Parti conservateur du Québec. Le chef, Éric Duhaime, a promis au célèbre chanteur de déposer un projet de loi « pour abolir les règlements inutiles » dès 2027, « peu importe » la taille de la députation conservatrice à l’issue de l’élection.

La caravane du PCQ a fait escale au Domaine Pelchat, Lemaître et Auger, dimanche, pour manifester sa solidarité avec l’artiste et sa conjointe, tous deux à la barre du vignoble qui portent leur nom, dans leur combat contre les « règlements inutiles » qui encadrent, selon Éric Duhaime, l’utilisation du territoire agricole.

Les déboires de Mario Pelchat avec la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) ont fait les manchettes à plusieurs reprises depuis 2024. Le seul vigneron récipiendaire de six Félix au Québec voulait offrir des spectacles sur son domaine dans une salle de 250 places, une proposition que la CPTAQ a refusé au nom de la protection du territoire agricole.

Une décision que le chef conservateur assimile à la « bureaucratie tatillonne » qu’il dénonce sans relâche depuis le lancement de la campagne électorale.

« Picosser un artiste et un producteur agricole avec des tracasseries bureaucratiques et administratives, avec des règlements tatillons sur des salles de spectacle, a lancé Éric Duhaime, ça ne protège pas l’agriculture et ça ne protège surtout pas notre culture. »

Le camp conservateur croit que Mario Pelchat et son épouse représentent, au contraire, un « modèle » de mise en valeur du monde agricole. « La culture québécoise, ce n’est pas un luxe réservé au centre-ville de Montréal, a martelé le chef de droite. Le gouvernement veut tellement gérer, protéger, contrôler, administrer, encadrer, réglementer qu’il finit par nuire et par éteindre la culture québécoise et nos producteurs agricoles. Pendant ce temps-là, on a des discussions sur le déclin de la culture, c’est à ne rien comprendre. »

Seul Duhaime a répondu à l’appel, dit Pelchat

Le chanteur a précisé d’emblée qu’il avait invité tous les chefs à venir le rencontrer à son domaine, mais que seul le leader conservateur avait répondu présent. Cette conférence de presse conjointe avec Éric Duhaime, a-t-il indiqué, ne représente pas un appui formel à la formation, bien que le chef conservateur « soit le seul qui parle de cette manière-là et qui est aussi concret dans ce qu’il tente à faire. »

« Dans le cubicule, a mentionné M. Pelchat avec un sourire en coin, il n’y a que moi qui vais savoir où je mets mon ‘’x’’. »

La position conservatrice sur la réglementation plaît toutefois à l’artiste, qui a dû revoir son modèle d’affaires après que le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a débouté sa demande de révision en janvier dernier.

« Moi, c’était ma façon d’attirer les gens ici de par le métier que je fais depuis 45 ans, a indiqué Mario Pelchat. Planter de la vigne, c’est facile ; transformer le raisin en vin, c’est facile ; mais après, il faut le vendre. »

Sans l’homologation d’indicatif géographie protégé, le Domaine Pelchat, Lemaître-Auger ne peut pas compter sur la SAQ pour écouler ses bouteilles. Quand il pouvait offrir des spectacles, dit-il, son vin se vendait au point où il « en manquait avant la fin de la saison. »

« Depuis trois ans, ajoute-t-il, on a un stock énorme de vin qu’on ne peut pas écouler. C’est difficile de trouver des points de vente — et ce n’est pas faute d’approcher des gens. On en approche, mais c’est encore un long processus. Ils font affaire avec un distributeur, donc nous devons les distribuer nous-mêmes. Je me vois mal partir sur la route pour aller porter deux ou trois caisses de vin dans un restaurant. C’est vraiment ardu. »

Sans spectacle, chaque année financière du domaine se conclut dans le rouge. « Comment voulez-vous qu’on se développe ?, a demandé le vigneron. Moi, j’ai pieds et poings liés. »

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