Test iPad mini (2026) : le changement que le peuple attendait !

Le nouvel iPad mini de 8e génération est là, mais suffit-il d’un écran OLED pour justifier une hausse de son tarif ? Voici le test complet de la plus petite des tablettes d’Apple. Pour tout savoir avant d’acheter.
Sommaire
Des années que les adeptes du mini le réclament. Apple a fini par entendre les revendications des utilisateurs de sa tablette petit format. L’OLED s’est donc invité sur cette nouvelle génération d’iPad mini, la 8ᵉ, pour le plus grand plaisir de ses partisans (et ils sont quelques-uns à préférer par-dessus tout son format de poche contenu dans un écran de 8,5 pouces).
Mais que change vraiment une simple modification de la technologie d’affichage sur un si petit écran ? Ce nouveau modèle, qui ne se résume pas à ce seul changement d’ailleurs, est-il une simple évolution de la tablette commercialisée depuis 2024 ou peut-on vraiment parler d’un nouvel iPad mini ?

À quelques jours de la commercialisation de la nouvelle tablette d’Apple, nous avons bouclé nos tests labo. Le verdict est tombé. L’iPad mini n’a plus de secrets.
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Un vrai changement de design
Ça ne saute pas aux yeux et pourtant, l’iPad mini a changé et ce n’est pas uniquement son écran qui flatte davantage la rétine. C’est tout l’ensemble qui évolue autour d’un nouveau châssis bien plus léger (on passe de 295 g à 255 g) mais aussi nettement plus fin. Avec des bordures de 5,4 mm (24 % plus fines qu’auparavant), la prise en main est facilitée, à la manière d’un iPad Pro dans des dimensions pourtant bien différentes.
Nous avons dans la rédaction un utilisateur de longue date de l’ancien iPad mini. Il utilise quotidiennement le modèle de 2021 depuis près de quatre ans, qui exploite le même châssis que le modèle de 2024. Voici ses premières impressions en main : « La finesse du nouveau modèle de 2026, qui gagne près d’un mm, se ressent immédiatement. De même pour les 40 g de perdus. L’ancien iPad mini prend un sacré coup de vieux niveau look and feel. Le nouveau en ressort avec un côté mignon et facile à transporter et utiliser sur de longues sessions renforcé ».
De fait, pour un gadget aussi transportable, l’importance de la prise en main est primordiale. Sur cet iPad mini (8ᵉ génération), elle est très réussie. Mention spéciale également au coloris « Navy Blue » de notre version d’essai, sobre et élégant. Dernier changement là aussi notable : ce nouvel iPad est désormais certifié IP67, c’est-à-dire résistant à l’eau et à la poussière. Voilà une faiblesse historique enfin corrigée.

En revanche, côté design, il y a encore deux points sur lesquels Apple mériterait de revoir sa copie. Le premier, sur lequel nous reviendrons, ce sont les bordures de l’écran. Elles sont encore trop épaisses pour un produit de ce calibre. Enfin, il nous semble que l’iPad mini est tout à fait le type de produits qui gagnerait à être décliné dans des coloris un peu plus vifs et originaux. L’iPad mini 6 avait quelque peu tracé la voie avec quelques tonalités pastel. Ce n’était pas la plus mauvaise de ses idées.
L’OLED, enfin !
Que vaut vraiment ce fameux écran OLED de l’iPad mini ? Dès que nous avons reçu la dernière tablette d’Apple, nous l’avons évidemment passée au 01lab qui s’est empressé de tester la dalle tant attendue. Les résultats sont à la hauteur des attentes. Apple a un historique assez conséquent dans la qualité de ses affichages, que ce soit sur ses moniteurs, comme le Display, sur ses MacBook ou plus généralement ses iPhone. Celle de l’iPad mini (2026) affiche la même justesse colorimétrique (Delta E de couleurs à 1,1 en DCI-P3, 0,9 en sRGB ; Delta E des gris à 1,8).
Quant à la balance des blancs, elle est légèrement plus froide que la valeur cible de 6 500 K. Mais avec une mesure à 6 877 K, on est dans la tonalité habituellement recherchée par Apple sur ses produits. À titre de comparaison, l’écran de l’iPhone Duo affiche 6 793 K.
Là où l’écran Super Retina XDR se distingue le plus, c’est sur la luminosité. En luminosité standard, la dalle atteint 574 cd/m², mais c’est en plein soleil en mode boost que le pic lumineux s’envole à 1153 cd/m², ce qui place l’écran de l’iPad mini parmi les meilleurs que nous avons testés récemment. En affichage HDR, la dalle pousse la luminosité à 1156 cd/m², là aussi dans le haut du panier. Cette gestion de la lumière se retrouve également dans la maîtrise des reflets et de la brillance. Avec une valeur de 51 GU, on est évidemment loin des 2 GU mesurés sur l’écran mat de l’iPhone Duo, mais nous restons très au-dessus de la moyenne.
Finalement, ce que l’on regrette le plus, c’est que cet excellent écran s’arrête aussi près avant le bord. L’épaisseur des bordures qui limitent le ratio d’affichage à 81,9% ne rend pas honneur au travail réalisé sur la dalle.
Qui a besoin de 120 Hz ?
Dans le test de l’iPad mini (7ᵉ génération) publié en novembre 2024, notre estimé collègue, Gabriel, écrivait ceci : « À plus de 600 €, nous nous attendions naïvement à trouver un écran avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz et, soyons fous, un écran OLED. Mais le nouvel iPad mini n’a rien de tout ça. Il faut se contenter de ce bon vieil écran LCD de 8,3 pouces avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz ».
Deux ans plus tard, l’écran est certes passé à l’OLED, mais le taux de rafraîchissement reste bloqué à 60 Hz (pas de ProMotion) et le prix a gonflé de 150 euros. Apple semble estimer que sur cette taille d’affichage et compte tenu de la qualité de ses animations, le passage à 120 Hz n’apporterait pas de gain significatif. Nous sommes en droit d’en douter.
Un moteur de Ferrari dans une Mini
Si l’écran OLED est le changement le plus visible du nouvel iPad mini, il en est un autre qui n’est pas moins notable : son cœur, c’est-à-dire la puce qui le fait tourner. En la matière, Apple n’a pas fait dans la demi-mesure et a été chercher ce qu’il a de mieux en magasin : l’A20. La même puce que sur l’iPhone 18 Pro donc, le porte-étendard des smartphones de la marque.
Cette puce A20, que nous avons testée sur le dernier iPhone, a aussi eu l’occasion de faire ses preuves au 01lab dans l’iPhone Duo. Nous commençons donc à bien la connaitre et nous serons, en conséquence, plutôt brefs dans le commentaire des résultats de benchmarks de cet iPad mini.

Dans les faits, au quotidien, cette puissance est largement suffisante pour profiter de son contenu, que ce soit de la vidéo en streaming, de la lecture de documents, voire de mangas pour lesquels ce format semble tout simplement idéal ou plus généralement pour la prise de notes et la productivité. Le multitâche est géré avec vélocité et dans les limites de ce que peut offrir iPadOS.
Une semaine avec l’iPad mini
Voilà près d’une semaine que nous jouons quotidiennement avec l’iPad mini. Utilisateur quasi obsessionnel d’un iPad Pro (M5), il nous a fallu un temps d’adaptation pour nous contenter d’un écran de 8,5 pouces. Pour autant, les avantages du format de poche sautent immédiatement aux yeux.
L’iPad mini se glisse partout, il ne pèse presque rien dans un sac, là où notre iPad Pro doublé de son Magic Keyboard fait presque le poids d’un MacBook Air… Il peut être manipulé à une main sans effort et dans plusieurs positions. De fait, alors qu’on utilise l’iPad Pro quasi exclusivement dans sa position standard avec son clavier, il nous est arrivé d’avoir plusieurs approches avec l’iPad mini :
- En mode portrait : essentiellement pour de la lecture de sites ou de mangas.
- En prise de note à une main avec le stylet (Apple Pencil dans l’autre).
- Au format paysage, sur YouTube et en vidéo en général.
D’ailleurs, il nous faut ici souligner la qualité du Smart Folio, la protection signée Apple pour sa mini-tablette. Simple, élégante, mais surtout très efficace, surtout lorsqu’on veut poser son iPad mini légèrement incliné.
Au final, malgré nos réserves sur ce petit format, l’iPad mini a trouvé sa place dans une utilisation quotidienne. Davantage pour profiter de contenus que pour travailler (il est bien difficile de tourner le dos à son iPad Pro sur cette question-là), mais non sans un certain plaisir.
Service minimum sur la photo
La photo connait un petit changement notable, mais pas de modification en profondeur. Au lieu d’être placé sur la petite tranche (utilisable en format portrait), le capteur frontal prend maintenant place sur la grande pour passer des appels en posant la tablette en format paysage. Voilà pour ce qui est des changements sur cette partie photo.
Elle est de toute manière très accessoire et ne servira que pour de la photo d’appoint. À l’avant, c’est un capteur de 12 mégapixels qui est de la partie. Ses clichés sont plutôt médiocres. À l’arrière, c’est un simple grand-angle de 12 mégapixels qui pourra dépanner, mais n’espérez pas produire des images comparables à celles d’un smartphone.
Le module caméra a des ambitions relativement limitées et, pour cause, la tablette n’est pas le produit le plus adapté pour la photo. En revanche, pour les appels FaceTime et autres visios, c’est tout juste suffisant.
Une autonomie rassurante
À l’heure où nous écrivons ces lignes, nos tests d’autonomie de l’iPad mini ne sont pas encore terminés. Ils devront de toute façon être confirmés plusieurs fois avant que la note finale ne s’ajuste sur ce critère.
Toutefois, les premiers retours du 01lab sont plutôt bons et placent l’iPad mini dans le haut du panier avec 12 heures de longévité dans notre protocole d’autonomie mixte, pourtant exigeant.
Sur ce point donc, la petite tablette d’Apple serait tout à fait au niveau. Dans les faits, au quotidien, sa batterie n’a jamais été source d’inquiétude sur cette courte semaine de test. Il est, vous l’admettrez, assez rare de passer plus de 10 heures consécutives sur un écran de 8,5 pouces.
Ce que cette valeur d’autonomie dit en revanche, c’est que l’iPad mini peut devenir un excellent compagnon de voyage ou sur de longs déplacements. Sa batterie conséquente et sa consommation maîtrisée n’imposant pas de recharge trop régulière.
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