112 contraventions, flashé à 97 km/h dans une zone 50, mais le député et bourgmestre s’en sort sans condamnation à cause d’une boulette de la justice !


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Certains citoyens ont l’impression que nos politiciens sont des donneurs de leçons qui peuvent tout se permettre. Nous ne sommes pas ici pour juger du bien-fondé ou non de cette pensée, mais, ce qui est sûr, c’est que les révélations des journaux du groupe Mediahuis de ce mardi au sujet du député fédéral et bourgmestre de Houthalen-Helchteren Alain Yzermans (Vooruit) ne vont pas arranger les choses.
En effet, alors qu’il a déjà reçu 112 contraventions et qu’il a été surpris à du 97 km/h dans une zone 50, l’homme politique vient d’échapper à une interdiction de conduire, à une amende et à l’obligation de repasser son examen théorique. En cause : son immunité parlementaire et une erreur reconnue par le parquet du Limbourg.
Le 17 octobre 2024, Alain Yzermans circulait avec sa Peugeot 3008 à 97 km/h dans une zone limitée à 50 km/h à Genk quand il a été flashé. Après correction, la vitesse retenue était de 91 km/h. Un sérieux excès de vitesse mais qui était loin d’être une première pour l’homme de 59 ans. Selon les éléments présentés devant le tribunal et relayé par nos confrères, le responsable politique avait déjà accumulé 112 perceptions immédiates ou amendes, principalement parce qu’il roulait trop vite.
Vu son impressionnant CV, le tribunal de police de Genk l’avait condamné à une interdiction de conduire de 21 jours et une amende de 600 euros. Il devait également repasser son examen théorique et payer 320 euros de frais de procédure.

Rapidement, l’avocat du bourgmestre avait rappelé que son client était parlementaire et bénéficiait à ce titre d’une immunité. Le juge avait toutefois estimé que celle-ci n’était pas destinée à permettre aux élus d’ignorer les limitations de vitesse et avait confirmé sa condamnation.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En appel, la procédure pénale a finalement été déclarée irrecevable. La levée de l’immunité parlementaire était en effet nécessaire pour condamner Alain Yzermans, mais celle-ci n’avait pas été demandée.
Une boulette aux lourdes conséquences puisque le jugement en appel, rendu en juin mais révélé récemment, annule les sanctions prononcées en première instance. Les 47,08 euros de frais liés à l’action publique sont, en outre, à charge de l’État belge.
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