Les jeunes libéraux séduits par leur chef en plein congrès
Les jeunes libéraux tiennent samedi et dimanche leur 44e congrès à Saint-Lambert. L’aile jeunesse du parti, qui remonte dans les sondages d’intention de vote au prochain suffrage, a redoublé d’efforts pour prouver sa vitalité au sein du Québec.
Dès 8 heures samedi matin, des jeunes d’un peu partout dans la province se réunissaient dans l’auditorium du Collège Durocher en Montérégie, pour lancer le congrès des jeunes libéraux. Musique pop particulièrement forte, effets de lumières, invitation à « réagir et applaudir même s’il est tôt » : l’organisation a mis le paquet pour montrer que l’aile jeunesse est plus en santé « que jamais ».
Pour mousser la foule, le chef Charles Milliard a annoncé des engagements qui touchent particulièrement les jeunes. Création d’un régime d’accès à l’entreprenariat (RAE), tenue d’états généraux sur l’éducation, rémunération des stages dans le réseau public, simplification de l’aide financière des études : les engagements du chef libéral ont été ponctués de cris « Charles ! Charles ! Charles ! » par le public.
Il a aussi annoncé que s’il était élu, il prendrait les dossiers de la jeunesse sous son aile. « Les dossiers de la jeunesse seraient sur le bureau du premier ministre », a-t-il dit sous les applaudissements de la foule.
Des « excellentes nouvelles », selon la présidente des jeunes libéraux, Charlie Bourdages.
Un congrès plus populaire
Selon l’organisation, environ 400 jeunes se sont inscrits à l’événement. Une nette augmentation par rapport au congrès de l’année précédente, qui avait réuni quelques dizaines de membres seulement à Gatineau.
« Je crois que tout le monde au Québec peut voir une progression par rapport à l’année dernières ou aux dernières années » lance à la blague Charlie Bourdages en entrevue.
« Mais ce congrès-là, il n’arrive pas à n’importe quel moment. On va bientôt rentrer en élections », continue la présidente. « Si on planifie à court terme, à coup de cycles électoraux, ce qui va se passer c’est que nos générations vont écoper des mauvaises décisions des gouvernements en place aujourd’hui. » Plutôt, les jeunes libéraux veulent un « virage complet vers la planification à long terme ».
À l’ordre du jour, 17 résolutions doivent être débattues. Allant de la gestion des infrastructures publiques au maintien de l’heure avancée de l’Est, ces résolutions, si elles sont adoptées, pourraient potentiellement être intégrées à la plateforme électorale du Parti libéral, qui n’a pas encore été dévoilée. « Du moins on l’espère », dit tout sourire Charlie Bourdages.
Gabrielle Chaib-Duval a 18 ans et elle étudie au Collège André-Grasset. Elle participe cette année à son deuxième congrès des jeunes libéraux. « J’ai fait le tour des différents partis politiques, et c’est vraiment les jeunes libéraux qui me parlent le plus », dit-elle.
De son côté , Sophia Parré est à sa troisième participation aux congrès. Elle a été charmée par le chef Charles Milliard et ses propositions samedi. « Je suis très fière d’avoir un chef qui nous écoute autant », a-t-elle raconté. « En plus, il est super informé des enjeux que les jeunes vivent. »
Des ateliers préparatoires à l’élection
Les jeunes ont aussi été invités à participer à différents ateliers. Samedi, ceux qui le désiraient pouvaient assister à une conférence leur présentant « les bonnes et mauvaises pratiques sur les médias sociaux » ou encore comment « organiser une campagne : de la stratégie à l’action ». Un panel sur « les coulisses d’une campagne électorale » était aussi prévu à l’horaire en fin d’après-midi.
Les jeunes libéraux est la seule aile jeunesse d’un parti provincial au Québec à avoir organisé un congrès cette année. Québec Solidaire et le Parti conservateur n’ont quant à eux pas d’ailes jeunesse.
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