Soulagement pour la Fondation Jarfi : l’association de lutte contre l’homophobie voit son avenir assuré pour les 5 prochaines années

Pour Hassan Jarfi, fondateur de la Fondation Jarfi et père d’Ihsane, tué en 2012 parce qu’il était homosexuel, cela met fin à une insécurité permanente. "On devait faire des demandes chaque année et je ne vous le cache pas : on avait des moments très délicats. On ne savait pas ce que nous cachait le lendemain", souffle-t-il. Des démarches chronophages et éreintantes, que l’équipe de la Fondation se réjouit de ne plus devoir renouveler chaque année.
Maintenant, on peut dire qu’on respire.
Cette perspective sur 5 ans permet leur permet de sécuriser le personnel, de programmer les activités sur plusieurs années et de consacrer davantage d’énergie au terrain. "On sait qu’on a le carburant pour fonctionner pendant un moment. Et ça nous permet de nous focaliser sur nos missions", explique le fondateur.
"Aucun jeune ne devrait avoir à choisir entre subir la violence chez lui et dormir dans la rue. La Fondation Ihsane Jarfi agit avant la rupture, par la sensibilisation, mais aussi lorsqu’elle s’est produite, en mettant les jeunes à l’abri et en les aidant à reconstruire leur vie, avance le ministre de l’égalité des chances Yves Coppieters (Les Engagés). Avec la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous lui donnons aujourd’hui cinq années de visibilité pour sécuriser son équipe et poursuivre ces missions essentielles."
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