The Jerusalem PostRubio dismisses Amnesty criticism over Iran war, calls organization ‘a fraud’ESPNFollow live: Bucky Irving's 72-yard run sets up Bucs TD coming out of halftimeESPN DeportesCheco Pérez: GP Singapur, última gran oportunidad para CadillacInquirerSolon hits Maynilad for poor service while they continue to earnInquirer EntertainmentWhy Sydney Sweeney’s Marilyn Monroe connection is a win for Hollywood glamour한겨레닷새째 연락 끊긴 60대 등산객…구조견 ‘단디’가 2시간30분만에 발견ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFCollider‘Bourne’ Meets ‘Jack Ryan’ in Jon Bernthal’s Gritty Spy Thriller Back on StreamingUOLJoão Bosco, com novo disco e show em São Paulo, ilumina aspecto coletivo de sua obraThe Japan TimesChina announces candidate for WHO chiefBBC News BrasilPor que Douglas Ruas deve se tornar governador do Rio dias depois do 1º turnoCBS NewsEl-Sayed and Rogers toss insults in Michigan Senate debate
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 9, 2026

« Pas besoin d’aller dans le futur pour vivre une dystopie », dit Giuliano da Empoli

Translate

Après son succès international Le mage du Kremlin, Giuliano da Empoli présente Le fondateur, un récit fortement inspiré de Peter Thiel et de son entreprise Palantir, spécialisée dans le renseignement et l’analyse de données. L'écrivain a accordé une entrevue à Patrice Roy.

Dans Le fondateur, Peter Thiel est représenté par Alexander Zimmer, le dirigeant d’une société de surveillance hyperpuissante appelée Panoptik. L’écrivain s’intéresse ainsi au pouvoir extrême et insoupçonné des magnats de la technologie, qui surpasse la souveraineté des États.

Mon idée avec ce livre, c’est de raconter l’histoire de l’un des grands seigneurs de la technologie, qui est moins connu que les autres, explique Giuliano da Empoli.

Le narrateur de l’histoire est un ancien conseiller politique embauché par Zimmer. L'action se déroule à Marbella, une station balnéaire d’Andalousie.

12:14

Réalisme inquiétant

Même si le récit s’apparente à de la science-fiction, il est bien ancré dans la réalité. C’est un livre qui n’est pas basé dans le futur, mais dans le passé récent, explique l’auteur.

Malheureusement, on n’a pas besoin d’aller dans le futur pour faire l’expérience d’une dystopie.

En utilisant le même procédé que dans Le mage du Kremlin, l’écrivain se sert de la fiction pour imaginer une vie privée à ses personnages, qui évoluent dans une trame narrative collée à la réalité.

Je tiens à être exact, souligne l’auteur. Tous les faits politiques, géopolitiques, technologiques et les développements racontés sont exacts; il n’y a rien d'inventé.

L’avantage du roman pour raconter cette histoire, c’est qu’il peut prendre une réalité qui semble très éloignée de nous et très compliquée [...] et la ramener à ce qu’elle est, c'est-à-dire un jeu de pouvoir très humain. [Les personnages] sont des hommes très puissants, qui ont aussi de grandes faiblesses humaines.

La fin de la démocratie?

Dans son récit, l'écrivain décrit un monde où le pouvoir ne vient plus des institutions, mais des bouleversements. Panoptik est une entreprise qui est construite pour une époque chaotique, soutient Giuliano da Empoli.

L'auteur dépeint ainsi une réalité où les géants de la technologie détiennent beaucoup plus de pouvoir que la classe politique.

Mon personnage Alexander Zimmer appelle les élus les "mouches à fruit", parce qu’il considère qu’ils ne sont pas là pour très longtemps et qu’ils sont concentrés sur des sujets de très court terme, alors que lui, il gardera le contrôle pour toujours, raconte-t-il.

Giuliano da Empoli n’est toutefois pas pessimiste : il croit qu’il est tout à fait possible que les forces politiques reprennent le contrôle face aux géants de la technologie. C’est absolument nécessaire, mais pour le faire, il faut y croire, dit-il.

[Les géants de la technologie] ont réussi à nous convaincre que la technologie est quelque chose d’extraterrestre qui nous tombe sur la tête et que nous devons accepter ou refuser sans pouvoir la changer, alors que l’histoire de l’humanité nous prouve le contraire.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.